Hyperthyroïdie en naturopathie, prise en charge

Hyperthyroïdie en naturopathie : protocole complet, dont plantes médicinales et complémentation

(Article 4/4 d’une série dédiée au fonctionnement thyroïdien)

Dans le 1er article, vous avez vu comment détecter un dysfonctionnement thyroïdien grâce aux analyses biologiques (Et pour aller encore plus loin dans l’expertise de la fonction thyroïdienne, c’est ici !…Contenu accessible d’ici quelques semaines)

Dans le 2ème article, vous avez vu ce que propose l’allopathie en cas d’hyper ou d’hypofonctionnement thyroïdien

Dans le 3ème article, vous avez vu comment prendre en charge de l’hypothyroïdie en naturopathie

Dans ce 4ème et dernier article, vous allez voir comment prendre en charge l’ hyperthyroïdie en naturopathie..

Nous commencerons par rappeler les causes les plus courantes d’hyperthyroïdie ;

Puis à quel moment une stratégie naturopathique peut être envisagée ;

Et enfin, comment l’organiser

Résumé des causes courantes d’hyperthyroïdie

L’hyperthyroïdie peut être provoquée par de multiples causes dont la plus fréquente est la maladie de Basedow, une pathologie auto-immune (environ 90% des cas)…

Elle peut aussi être conséquente de nodules thyroïdiens (voir encart), de thyroïdites (inflammation), de médicaments riches en iode, de produits dits «de contraste» (utilisés lors d’une radiographie ou d’un scanner), de traitements à base d’hormones thyroïdiennes (quand la posologie est trop élevée),…

Les nodules thyroïdiens sont de petites masses qui se forment dans la thyroïde, soit de manière isolée, soit en grappes. Lorsque ces nodules produisent des hormones thyroïdiennes (ce qui n’est pas toujours le cas), ils sont à l’origine d’hyperthyroïdie

À quel moment une prise en charge de l’ hyperthyroïdie en naturopathie peut être envisagée?…

L’hyperthyroïdie a donc été validée par vos différents outils d’expertise…dont les fameuses analyses biologiques qui vous ont aussi révélé si cette hyperthyroïdie est frustre (infraclinique) ou avérée et si elle est d’origine auto-immune ou pas..

A ce stade, si votre client n’a pas encore revu le médecin qui lui a prescrit ces examens, il faut l’inciter le faire au plus vite et n’accepter d’intervenir qu’ensuite, après les examens complémentaires et l’approche médicale mise en place (selon le degré de sévérité)

Bien sûr, si l’hyperthyroïdie est frustre (infraclinique), l’approche naturopathique devra être mise en place au plus vite, afin d’éviter une amplification du trouble, d’atténuer les éventuels symptômes, de permettre aussi un rééquilibrage progressif du fonctionnement thyrodien…

En ce qui concerne les plantes médicinales, le client devra aussi informer son médecin de celles auxquelles il a -ou compte- avoir recourt. Certaines plantes n’étant pas compatibles avec certains traitements (interactions)…

En résumé : l’hyperthyroïdie demande une prise en charge médicale préalable..

Et en cas de trouble avéré, la prise en charge naturopathique ne fera qu’accompagner la stratégie allopathique

En pratique, comment prendre en charge l’ hyperthyroïdie en naturopathie

Comme pour l’hypothyroïdie, l’hygiène psychique est indispensable lors d’une hyperthyroïdie…

Il faut donc éviter les émotions négatives, le stress émotionnel et relationnel, en apprenant par exemple à prendre de la distance par rapport aux choses..

En plus de gérer le stress psychique, il faut aussi apprendre lever le pied, afin de protéger son système nerveux et lui permettre de se régénérer, car comme il a déjà été indiqué dans l’article précédent, la batterie énergétique est à la fois constituée du système nerveux et du système glandulaire, et lorsque le système nerveux faiblit, le système glandulaire prend le relais…

En cas de fatigue nerveuse donc (manque de sommeil, excès de travail, surexcitation psychique, etc.), chez certains (généralement des thyroïdiens), la thyroïde active sa production d’hormones afin de relayer le système nerveux dépassé…

Au début, cela va créer une hyperactivité de la glande, et avec le temps, si le contexte d’agitation persiste, cela finira par un hypofonctionnement de la glande (par épuisement).

Ainsi, pour rééquilibrer un dysfonctionnement thyroïdien, il faut déjà permettre au système nerveux de se régénérer..

En pratique, cela donne : +++ de sommeil, de repos, de relaxation, des massages, de l’hypnose, de l’EFT, TIPI, de la méditation, du yoga, la respiration, de la psycho, la sophro, l’acupuncture, l’ostéopathie (afin de libérer l’influx nerveux éventuellement bloqué au niveau vertébral), des contacts fréquents avec la nature, une alimentation (et une complémentation) riche en micronutriments de la cellule nerveuse, pas d’excitants (café, cola,…), de la phyto (voir en fin d’article), une réduction de l’activité digestive et de l’activité physique…

En dehors de l’hygiène psychique et nerveuse, il faut aussi penser à l’hygiène alimentaire par un retour au régime biologique humain (dont la suppression des produits laitiers bovins)…

Il faut aussi vérifier que la personne n’est pas carencée en nutriments et en micronutriments (tyrosine, zinc, sélénium,…), d’autant que l’hyperactivité de la thyroïde engendre une très grosse consommation de calories, de nutriments et de micronutriments..

Spécificités alimentaires en cas d’hyperthyroïdie :

  • Pas de consommation d’algues et de sel iodé en cas d’hyperthyroïdie. Une consommation de poisson ou autre produit de la mer 2 à 3 fois par semaine est toutefois bénéfique.
  • L’hyperthyroïdie entraine également un stress oxydatif important, d’où une grande consommation d’antioxydants. Les principaux antioxydants naturels sont les bioflavonoïdes, les caroténoïdes, les vitamines C et E et le sélénium, contenus dans les fruits et les légumes, les noix du brésil, etc.

 

A noter : Des études montrent que le stress oxydatif généré par l’hyperthyroïdie entraine une réduction des taux de CoQ10. Une supplémentation en CoQ10 s’avérerait judicieuse afin de contrer le stress oxydatif (voir plus bas)..

En parallèle, on optimise aussi les digestions afin de récupérer de l’énergie (qui va servir à la régénération organique), de limiter l’encrassement organique, d’améliorer l’assimilation (et donc le statut en nutriments et micronutriments), de limiter l’inflammation intestinale, et donc l’emballement du système immunitaire et une perméabilité intestinale excessive…

D’autant plus si on est face à une hyperthyroïdie d’origine auto-immune, où la modulation de l’immunité (par le biais de la santé intestinale) est une priorité de la stratégie thérapeutique…

Dans ce sens, on vérifie aussi s’il y a intolérance alimentaire

Et le gluten dans tout ça ? La littérature scientifique fait de plus en plus le lien entre la consommation de gluten et les pathologies auto-immunes de la thyroïde (Basedow et Hashimoto, pour les plus communes). La logique est simple, le gluten contient une protéine (gliadine) dont la structure biochimique ressemble aux tissus de la thyroïde. Si la santé intestinale (porosité intestinale excessive) n’est pas bonne, des particules indésirables (dont la gliadine) vont passer dans le sang et être attaqués par le système immunitaire chargé de les neutraliser. Si les anticorps commencent à attaquer cette gliadine, ils peuvent aussi attaquer la thyroïde par erreur, étant donné la similarité des molécules. Attention toutefois, ceci n’est encore qu’une théorie… (déjà avancée par Dr Seignalet il y a bien longtemps)

 

Un autre point concernant les maladies auto-immunes : elles sont souvent reliées à une carence en vit D…

 

En conclusion, l’arrêt du gluten et un bon statut en vit D semblent nécessaire en cas de pathologies thyroïdiennes d’origine auto-immune..

Du côté de la complémentation, on pense donc à vérifier le statut de vit D (via les bilans) et à complémenter si besoin…

On peut donc aussi conseiller un complément de CoQ10 pour contrer le stress oxydatif

Si on donne un complément multivitamines et minéraux, on vérifie qu’il ne contienne ni iode ni lithium..

L’interférence du lithium (donné pour des troubles maniaco-dépressifs) avec la fonction thyroïdienne se produit principalement au niveau de la production d’hormone. Un traitement au long-terme par le lithium provoque un goitre jusqu’à 50 % des cas (l’hypothyroïdie est alors frustre jusqu’à 34 % des cas). Cela peut survenir brusquement, même après des années de traitement, et oblige les médecins à tester la fonction thyroïdienne de leurs patients une à deux fois par an.
Le traitement par le lithium est également associé à une hyperthyroïdie, mais rarement, se traduisant par une thyroïdite subaiguë qui se rencontre principalement lors des traitements prolongés. Son mécanisme n’est pas clair, mais on considère qu’il est impliquée à une thyroïdite soit auto-immune soit destructrice.

Un apport de L-carnitine pourrait également s’avérer intéressant…

La L-carnitine est synthétisée dans l’organisme à partir de 2 acides aminés, la lysine et la méthionine. C’est un composant essentiel pour le métabolisme des acides gras.
Certaines études montrent que les hyperthyroïdies entrainent une diminution de L-carnitine, en particulier dans les muscles, ce qui serait à l’origine de faiblesse et douleurs musculaires et de myopathie.L-carnitine inhibe également la pénétration de la T3 et de la T4 à l’intérieur du noyau de la cellule, ce qui limiterait les symptômes de l’hyperthyroïdie.(Dosage : de 2g et 4g par voie orale pour les études à l’origine de ses infos).

Voyons maintenant les plantes médicinales..

Plantes médicinales et hyperthyroïdie

Le lycope (Lycopus europaeus) semble être la plante la plus performante pour diminuer l’activité de la thyroïde…

Le lycope diminue aussi le rythme cardiaque et la pression artérielle

Indications lycope :

  • Antithyroïdique par sa faculté de diminuer l’activité de I ‘iode.
  • Employé traditionnellement dans la tachycardie d’origine thyroïdienne et pour d’autres troubles fonctionnels du cœur
  • On utilise la teinture de Lycope pour soigner les battements de cœur, la nervosité générale et la maladie de Basedow. Dans une étude, les chercheurs expliquent que les composants du lycope se placent soit sur les récepteurs de la TSH (empêchant ainsi l’ancrage des immunoglobulines G sur ces récepteurs), soit empêchent d’une autre manière les IgG de s’ancrer sur ces récepteurs.

 

Lycopus europaeus TM : 30 gouttes 3 fois par jour (d’autres formes existent).

 

Contre-indications : Pas chez les femmes enceintes et les enfants

Du côté des symptômes engendrés par la suractivité de la glande, l’agripaume (Leonurus cardiaca), particulièrement recommandée lorsqu’il y a palpitations, soit dues à l’anxiété/angoisse/peur, soit dues à l’hyperthyroïdie…

Toutefois, comme cette plante peut entrainer chez certaines femmes des saignements et des dérèglements du cycle (ou des fois l’inverse), elle n’est pas aussi facile à utiliser que le lycope..

Contre-indications de l’agripaume : pas pendant la grossesse ; déconseillée chez la personne prenant des anticoagulants ; elle peut provoquer des saignements chez la femme ménopausée, ainsi que saignements si elle est utilisée juste après un accouchement ; de façon générale, elle peut provoquer des saignements inattendus chez certaines femme…

On peut aussi penser la mélisse (Melissa officinalis), certes moins efficace que le lycope, mais qui réduit aussi (plus légèrement) l’activité de la thyroïde (donc pas conseillée en cas d’hypo)….

En fait, tout comme l’agripaume, la mélisse agit sur la symptomatique, en particulier sur l’anxiété et les palpitations…

A ces plantes, on peut aussi ajouter, pour calmer l’anxiété, la passiflore (Passiflora incarnata)…

Pour les nuits agitées avec chaleurs, le houblon est sédatif (Humulus lupulus)..

Selon le principe de précaution, le houblon est contre- indiqué en cas de cancer hormono dépendant (du sein, du col de l’utérus, etc.)

Pour les palpitations, l’aubépine (Crataegus monogyna ou C. laevigata)

Sans oublier les plantes et la micronutrition anti-stress

 

N’hesitez pas à vous exprimer, à nous faire profiter de votre expérience, à me questionner, etc., la partie commentaires vous attend…

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Véronique

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2 commentaires

  1. Patrick Lelu 13 juillet 2017
    • Véronique Duivon 14 juillet 2017

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