Traitement hormonal et détox, on s’y prend comment?

Traitement hormonal et détox : tout ce qu’il faut savoir pour contrer les effets pervers des hormones de synthèse (pilule, patch, implant, anneau vaginal, THS, SERM,…)

Fabienne Beguerie, notre  » interviewée » du jour, est praticienne de santé naturopathe.

Elle est l’auteure du livre « Quelle contraception choisir? »(Éditions Mosaïques Santé), dans lequel elle nous expose les différents moyens de contraceptions naturels qui s’offrent aux femmes désireuses de se détourner des moyens de contraception classiques.

Notre interview du jour fait d’ailleurs suite à l’article de Fabienne « Hormones et détox, paroles d’expert ! », dans lequel Fabienne nous relate les effets des traitements contraceptifs sur l’organisme et plus précisément sur la fonction détox du foie.

*

Aujourd’hui, au travers cet échange avec Fabienne, nous allons plonger encore plus profondément dans les processus d’élimination des organismes sous hormones.

Que ce soit sous pilule, sous implant, sous anneau vaginal, sous patch, sous DIU hormonal, mais aussi sous traitement hormonal de substitution proposé à la ménopause.

Nous verrons ensuite comment optimiser la détoxification de ces hormones de synthèse.

Vous avez aussi l’occasion de nous poser vos questions dans la partie commentaires.

Véronique à Fabienne :

Fabienne, merci déjà de ta présence sur les pages d’Objectif Détox. Dans ton article « Hormones et détox, paroles d’expert ! », tu nous dis que les hormones contraceptives perturbent l’organisme. Qu’elles peuvent même déclencher des problèmes cardiovasculaires, des processus cancéreux (sein, endomètre,…), de la dépression, une prise de poids, etc.  En est-il de même avec les traitements hormonaux de substitution proposés à la ménopause ?

Fabienne à Véronique

Véronique, merci de donner la possibilité à tes lecteurs de s’informer sur le sujet des hormones de synthèse et leurs effets sur l’organisme.

La santé c’est la bonne circulation de nos humeurs (sang, lymphe, sérum) qui transportent les nutriments nécessaires, les hormones, les vitamines, les hormones …mais aussi les déchets.

C’est une approche fondamentale en naturopathie vu que le corps est constitué à 7O% d’eau.

Nos liquides dans lesquelles baignent nos cellules doivent être de bonne qualité pour avoir une bonne santé.

Alors les hormones de synthèses fournies par l’ensemble des solutions contraceptives que tu décris tels que pilules, patchs, DIU hormonaux sont en effet pourvoyeurs de toxines du fait de leur « synthèse », c’est à dire non produites par les glandes endocrines et que le corps de reconnaît pas, mais aussi par les doses fournies en continu de 10 à 100 fois supérieures à la normale.

A la ménopause, le souci de la contraception est dépassé mais survient alors une période de transformation naturelle et normale durant laquelle il y a arrêt des sécrétions hormonales féminines : c’est la baisse de la progestérone et des œstrogènes.

Cette nouvelle situation peut alors entrainer pour certaines femmes et pas toutes, il faut le préciser, des effets il est vrai pas toujours agréables, tels que bouffées de chaleur, assèchement de la peau et des muqueuses, troubles du sommeil, de la libido, irritabilité.

Sont généralement proposés pour pallier ces difficultés de la vie quotidienne, les fameux Traitements Hormonaux Substitutifs (THS) qui du fait de leur durée de consommation (supérieure à 5 ans) et par les doses d’hormones administrées, conduisent à des risques de cancer du sein, de l’utérus, mais aussi de thromboses des vaisseaux du cœur et de risques cardio-vasculaires.

Le danger majeur est celui du cancer du sein du fait de la forte exposition aux œstrogènes et progestatifs.

Ces oestro-progestatifs sont les mêmes que ceux utilisés dans la pilule…et produisent donc les mêmes effets négatifs sur l’organisme.

Environ 30 à 40% des femmes traversent la ménopause sans symptômes, alors attention avant de s’infliger un traitement automatique de synthèse !

Véronique à Fabienne :

Donc, quelle que soit la raison pour laquelle on prend des hormones de synthèse (contraception, ménopause…), les effets sur le foie sont les mêmes: sa capacité d’épuration est ralentie et sa charge de travail d’épuration est quant à elle augmentée

Extraits du dernier article de Fabienne : « Un organe détox qui est largement débordé sous contraceptif hormonal, c’est bien le foie. La progestérone de synthèse ralentit la capacité d’épuration du foie en diminuant d’un tiers au moins l’activité des enzymes qui épurent le sang. Cela conduit à des problèmes d’allergies aux aliments, à des substances chimiques aussi. Le foie est également malmené car la pilule diminue le taux de zinc et augmente le taux de cuivre dans l’organisme ce qui altère les fonctions de l’intestin et du foie »

Ainsi, pour soutenir ce foie, il faut faire des détox régulières, comme tu nous l’as expliqué dans ton dernier article. Peux-tu nous en dire plus sur ces détox ? Autrement dit, comment organises-tu la détox d’une femme sous traitement hormonal (pilule, THS, implant, patch,…) ? Quels sont les éléments que tu prends en compte pour établir ta stratégie?

Effectivement, une femme sous pilule doit penser à son foie. Et la détox permet effectivement au foie de dégrader plus facilement les résidus toxiques.

Les périodes idéales pour la détox sont bien le printemps et l’automne. Mais on peut faire une cure de détox de 3 semaines par trimestre quand on prend des hormones de synthèses.

Cette cure sera bien sûr en fonction de la vitalité du sujet que pourra alors déterminer le naturopathe durant sa consultation. D’une manière générale donc, il est déjà bien d’adopter une alimentation allégée et équilibrée avec une part belle aux légumes et fruits. Les légumes peuvent être crus, pressés ou cuits. Le cru apporte plus d’enzymes et de vitamines car elles ne sont pas altérées par la chaleur. Les légumes doivent être bio bien sûr et l’on peut privilégier le citron, la carotte, le céleri, le pissenlit, le radis noir et le fenouil. Les épices sont aussi très intéressants pour le foie tel que l’ail, le curcuma, ou le gingembre frais.
Il est conseillé pour les femmes sous pilule de réduire la consommation de lait, de charcuterie, d’alcool, de chocolat, de sucreries, de céréales raffinées et si possible de café. Durant les cures de détox, je conseille d’adopter une alimentation dissociée c’est à dire qu’on ne mangera pas des protéines avec des féculents ou des céréales, pas de bifteck frites donc ! Il est souhaitable de manger de la viande avec des légumes ou poissons – légumes. La digestion sera alors facilité et le foie moins surchargé. Durant cette cure, privilégiez les protéines dites « faibles » tel que Les champignons, les algues, les amandes, les amandes, les noix, les œufs, les fromages frais de chèvre, le tempeh, les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiches). Insistez sur le brocoli, le légume de la femme par excellence qui favorise le métabolisme des œstrogènes par le foie. Il est en effet riche en indole-3-carbinol, substance qui abaisse le taux d’œstrogènes. Afin de préserver cette substance, il est préférable de consommer ce légume cru ou en cuisson légère à la vapeur. On retrouve également l’indole-3-carbinol, même si c’est en quantités moindres, dans d’autres légumes de la famille des crucifères tels que chou blanc, chou de Bruxelles et chou-fleur, à privilégier donc, mesdames. Supprimer les amidons, pain, pommes de terre, céréales. Pour celles dont la vitalité est suffisante, une monodiète sera la bienvenue au moins un jour par semaine. Si cela n’est pas possible une tous les quinze jours. La monodiète consiste à ne consommer qu’un seul aliment pendant 24 heures, elle peut-être faite de fruits comme les pommes ou le raisin ou de légumes cuits ou de riz. Durant ces trois semaines, les plantes peuvent venir au secours du foie comme le romarin, le boldo, le chardon marie ou l’artichaut, en compléments alimentaires. Le desmodium lui régénèrera les cellules du foie. Des plantes comme la piloselle, la Reine des Prés ou le pissenlit fourniront une action drainante pour les reins. Et puis la détox c’est aussi l’activité physique, car grâce aux voies respiratoires, les déchets qui ne sont pas éliminés par le foie le seront par les poumons. A ne pas oublier également, pour celles qui transpirent normalement (un naturopathe saura identifier cette fonction et vous conseillera à ce sujet), le sauna ou les bains chauds qui, en aidant à transpirer contribuent à évacuer davantage de toxines.

Voilà donc pour l’interview de Fabienne, que je remercie encore pour sa présence dans ces pages

Sur ce je vous dis à très vite

Véronique

 

 
 

Laisser un commentaire