Sécheresse vaginale et ménopause (SGUM)

Focus sur la sécheresse vaginale lors de la ménopause (et pour ce que l’on peut faire pour y remédier, c’est en bas de l’article ;-))

« J’ai de gros problèmes de sécheresse vaginale, m’a confié Cécile. Sans parler des douleurs durant les rapports qu’elle n’avait pas avant. Pour le coup, faire des câlins n’était plus une source de joie, comme ça l’avait été (d’où une perte de libido progressive), et sa vie intime de couple en souffrait.

Vu l’âge de Cécile, 60 ans, et vu que Cécile ne prenait pas de médicaments psychotropes ni d’antihypertenseurs (qui peuvent effectivement aussi engendrer une sécheresse vaginale), cette sécheresse était bien un des symptômes du SGUM..

Je m’explique :

La sécheresse vaginale fait partie d’un syndrome plus large appelé Syndrome Génito-Urinaire de la Ménopause (SGUM).

Ce terme SGUM remplace l’ancien terme : « atrophie vulvo-vaginale».

Il englobe de façon plus juste les conséquences cliniques et fonctionnelles des modifications vulvo-vaginales et du bas appareil urinaire liées à la ménopause. C’est-à-dire engendrées par la carence hormonale, et plus spécifiquement en œstrogènes (De 40 à 400pg/ml, le taux d’œstrogènes circulant tombe à moins de 20pg/ml L) .

Au niveau vaginal, on observe donc une diminution de la flore saprophyte (= flore vaginale), une augmentation du pH (cette modification du pH expose d’ailleurs à une colonisation locale par des micro-organismes pathogènes), une modification de la morphologie de l’épithélium (il s’affine), une diminution de la vascularisation et des sécrétions vaginales (d’où la fameuse déshydratation locale), une diminution des fibres de collagène et élastiques et une perte de fonction des fibres musculaires lisses.

Du côté urinaire, on observe une atrophie de l’urètre et de ses tissus de soutien, une atrophie des fibres musculaires lisses du tractus urogénital bas touchant à la fois l’activité de la vessie (envie d’uriner plus fréquentes, sensation de pesanteur possible), celle de l’urètre sur toute sa longueur et celle du vagin. En fait, le méat urétral (= orifice externe de l’urètre) devient proéminent en regard de l’orifice vaginal qui s’atrophie et se rétracte s’exposant alors aux irritations et à une sensibilité aux frottements (d’où les douleurs durant les rapports, les échauffements lors de port de vêtements trop serrés localement).

En résumé, les symptômes qui découlent de ce SGUM sont de 3 types : génitaux, urinaires et donc aussi sexuels  →

  • Les symptômes génitaux : la sécheresse vaginale est effectivement le symptôme le plus fréquent (75%), la sensation d’inconfort, de brûlures (15%), d’irritation et de prurit vulvo-vaginal, augmentation de la fréquence des infections génitales (influencé donc par le changement de PH local) dont aussi la candidose vaginale
  • Les symptômes urinaires : mictions impérieuses et trop fréquentes, dysurie (= difficulté d’évacuation de l’urine) , infections urinaires à répétition (comme déjà indiqué)
  • Les fameux symptômes sexuels : douleurs lors de rapports sexuels… appelées dypaneuries (38%) du fait de la rétraction de l’orifice externe de la vulve et du vagin qui devient aussi plus étroit et plus court et liées aussi au déficit de lubrification vaginale. Saignements pendant et après les rapports sexuels. De symptômes qui impactent donc négativement  la sexualité (avec à la finale une perte de libido), donc la vie de couple, la confiance en soi, et aussi la qualité de vie.

Et que faire pour y remédier ?

En fait, certaines femmes se tournent vers le gynécologue qui peut leur  prescrire un traitement hormonal substitutif (TSH) sous forme de patchs, de gels, de comprimés ou d’ovules. Elles peuvent aussi avoir recours à des lubrifiants locaux (ovules, crème ; huile de bourrache, huile de Nigelle).

Certaines se tournent vers un traitement local au laser (l’objectif du laser étant d’enlever toutes les cellules déshydratées qui recouvrent la paroi vaginale. Les cellules sous jacentes étant plus jeunes et hydratées. Stimulée par le laser, la muqueuse du vagin produit aussi plus de collagène, d’acide hyaluronique et de fibres élastiques.)

D’autres femmes se tournent vers les plantes…. qui peuvent effectivement pallier à ce déficit hormonal, comme vous le rappelle cet article.

Et pour la fiche prise en charge phyto/micronutritionnelle des troubles de la ménopause, c’est ici!

Sur ce je vous dis à très vite ;-)

Véronique

Ps: n’hésitez pas à commenter et à partager cette article sur la sécheresse vaginale avec votre communauté..

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