Régler les troubles de la ménopause

Régler les troubles de la ménopause c’est possible grâce aux plantes et à la micronutrition ;-)

Les conséquences à court et moyen terme de la ménopause comme les bouffées de chaleur, les troubles de l’humeur, la baisse de libido, la sécheresse vaginale, les infections gynécologiques et les modifications de silhouette (prise de poids,…) sont des motifs fréquents de consultation en naturopathie.

L’optimisation de l’hygiène de vie – associée à des stratégies phyto/micronutritionnelles bien choisies – étant effectivement idéale pour régler les troubles de la ménopause.

Optimisation de l’hygiène de vie = optimisation de l’alimentation, gestion du stress, désencrassement organique pour certaines, pratique régulière d’exercice physique pour toutes ;-), etc. (Cliquez ici pour en savoir plus sur l’encrassement organique)

Quant aux conséquences à long terme (dont l’ostéoporose de type 1, voir encart suivant), elles peuvent aussi profiter de prises en charge hygiénistes associées à des stratégies phyto/micronutritionnelles adaptées (Autrement dit, la prise en charge de la ménopause se limite pas au bouffées de chaleur ;-))

Précision : Il existe 2 types d’ostéoporose, l’ostéoporose de type 1, touchant principalement la femme après la ménopause, et qui est liée à la diminution du taux d’œstrogènes, et l’ostéoporose de type 2, touchant l’homme et la femme après 75 ans, et qui ne dépend pas que des hormones sexuelles.

Avec l’article d’aujourd’hui, après un récapitulatif des conséquences à court, moyen ou long terme de la ménopause, puis d’un rappel de ce qu’est la ménopause, et d’un rappel aussi de ce qui est à l’origine de la production d’œstrogènes chez la femme avant et après ménopause (des rappels nécessaires pour la compréhension de la complémentation ;-)) , vous découvrirez l’objectif des stratégies phyto/micronutritionnelles adaptées à :

1.       Une femme ménopausée sous traitement hormonal substitutif (THS) qui est bien avec son traitement (= pas de modifications de silhouette) mais qui veut protéger son organisme des effets (à long terme) de ce genre de traitement, c’est-à-dire du risque de développement de cancers hormono-dépendants, et particulièrement celui du sein (mais aussi de l’endomètre).

2.       Une femme ménopausée sous THS et qui se plaint de changements de silhouette (prise de poids).

3.       Une femme ménopausée ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendants (seins ou endomètre) et qui se plaint de bouffées de chaleur.

(Important que vous lisiez cet article sur les bouffées de chaleur)

4.       Une femme ménopausée sous tamoxifène (SERM).

On verra qu’ici, il y a 2 questions importantes à se poser pour bien choisir la stratégie phyto/micronutritionnelle.

5.       Une femme très mince (IMC < 19) ménopausée qui ne prend pas de THS et qui se plaint de bouffées de chaleur et/ou sécheresse vaginale et cutanée et/ou de troubles urinaires et/ou baisse de libido et/ou de perte de densité osseuse et/ou de troubles de l’humeur, du sommeil, etc.

6.       Une femme plus en chaire (IMC > 25) ménopausée qui ne prend pas de THS et qui se plaint de bouffées de chaleur.

7.       Une femme plus en chaire (IMC > 25) qui ne prend pas de THS et qui n’a pas de bouffées de chaleur (Vous verrez que même s’il n’y a pas de trouble, il faut veiller à prévenir les risques de cancer hormono-dépendants)

8.       Une femme poids « normal » (19< IMC >25) qui ne prend pas de THS, qui n’a pas d’antécédents familiaux ou perso de cancer hormono-dépendants et qui se plaint de bouffées de chaleur et/ou de perte de désir (baisse de libido).

9.       Une femme poids « normal » (19< IMC >25) qui ne prend pas de THS, qui a des antécédents familiaux ou perso de cancer hormono-dépendants et qui se plaint de bouffées de chaleur.

Pour les stratégies phyto/micronutritionnelles complètes de chacune de ces situations, vous n’aurez qu’à cliquer sur le lien rose qui se trouvera en bas de cet article d’ici 1 semaine (voir en fin d’article pour savoir comment être prévenu de la mise en ligne ;-)).

Rappel des conséquences à court, moyen et long terme de la ménopause

Voici donc les conséquences de la ménopause… qui ne se limitent effectivement pas aux bouffées de chaleur ;-)

Conséquences à court terme:

· Bouffées de chaleur, crises sudorales la nuit

· Trouble de l’humeur, de la libido (avec les conséquences aussi sur la vie de couple)

· Insomnies et fatigue

Conséquences à moyen terme :

· Changements corporels : prise de poids, masse grasse (attention, la prise de masse grasse est aussi en lien avec une perte de masse musculaire, d’où l’importance de la pratique régulière d’une activité physique)

· Troubles génitaux : sécheresse vaginale, atrophie de la vulve et du clitoris

· Troubles urinaires (en effet, la muqueuse de la vessie est sous la gouvernance des œstrogènes)

· Troubles de la peau et des phanères (ongles et cheveux) : amincissement, perte d’élasticité…

· Troubles musculo-squelettiques : douleurs lombaires, articulaires et musculaires (à ne pas confondre avec les douleurs liées à l’arthrose)

Conséquences dans le temps :

· Ostéoporose de type 1

· Maladies cardio-vasculaires

· Vieillissement cérébral….plutôt à partir de 70 ans (Je traiterai cela dans un autre article, promis ;-))

Rappel de ce qu’est la ménopause?

La ménopause est une étape physiologique qui correspond à la diminution de la sécrétion ovarienne en œstrogènes et en progestérone, consécutive  à l’arrêt progressif du fonctionnement des ovaires.

La ménopause est confirmée par l’arrêt des règles sur 12 mois consécutifs.

Ménopause, en résumé → Diminution de la sécrétion en œstrogènes et en progestérone consécutive à l’arrêt progressif du fonctionnement des ovaires ; perte de la fonction de reproduction ; arrêt des règles (menstruations) sur 12 mois consécutifs ; survenue moyenne autour de la cinquantaine (40‐60 ans).

Après cette période, on parle de post-ménopause.

Avant, on parle de pré-ménopause, durant laquelle la sécrétion de progestérone commence à diminuer, ce qui crée un déséquilibre de la balance œstrogènes/progestérone, d’où une hyperœstrogénie relative, à l’origine de cycles irréguliers, de changements corporels, de troubles de l’humeur, de sensibilité des seins, etc.

Puis il y a la péri-ménopause (à ne pas confondre avec la pré-ménopause, voir le schéma en-dessous), qui est la période qui précède l’arrêt définitif des règles et qui peut se prolonger jusqu’à 1 an après les dernières règles, et durant laquelle on voit donc apparaitre les 1ers signes fonctionnels de ménopause.

régler les troubles de la ménopause

La 1ère question à se poser avant de prendre en charge : la ménopause est-elle confirmée ou pas encore?

Si elle ne l’est pas encore, l’objectif de la prise en charge phyto/micronutritionnelle va être plutôt un rééquilibrage de la balance œstrogènes/progestérone, de façon à éviter l’hyperœstrogénie relative…à l’origine donc des troubles ressentis.

Origine des œstrogènes avant et après ménopause.

Comprendre d’où vient la production d’œstrogènes chez la femme après la ménopause va vous permettre de bien comprendre les objectifs des différentes stratégies phyto/micronutrionnelles listées en intro et que vous retrouverez donc plus bas.

Allez, c’est parti…. ;-)

*

Avant la ménopause, l’origine des œstrogènes est principalement ovarienne.

Il existe toutefois une petite production d’œstrogènes dans les tissus périphériques, principalement au niveau du tissu adipeux (mais pas que), issue de la conversion locale des androgènes surrénaliens (DHEA).

Cette conversion périphérique des androgènes surrénaliens en estrogènes se nomme «aromatisation».

D’ailleurs, après la ménopause, la source d’œstrogènes provient principalement de cette aromatisation – principalement au niveau du tissu adipeux – des androgènes surrénaliens. De là des différences de production en fonction de la masse graisseuse (donc du poids).

Autrement dit, une femme ronde aromatise plus qu’une femme mince.

L’IMC (ou poids) de la femme est donc un élément important lors du choix de la complémentation.

Pour exemple, si l’aromatisation est très importante, comme c’est le cas avec un IMC ˃ 25 (surpoids), les risques de développement de processus cancéreux hormono-dépendants sont plus importants.

Et pourquoi des risques de de processus cancéreux hormono-dépendants plus importants lors d’une plus forte aromatisation ?

Eh bien l’action de ces œstrogènes issus de l’aromatisation est locale. Après leur utilisation, ces œstrogènes sont désactivés localement puis relâchés dans le sang pour être dirigés vers le foie afin d’y être catabolisés (= détoxifiés, avant leur élimination par la bile… et aussi un peu par l’urine).

Certains des oestrogènes issus de l’aromatisation échappent toutefois à la désactivation locale et/ou au catabolisme hépatique.

Le risque (d’autant plus s’il y a beaucoup d’œstrogènes qui échappent au catabolisme hépatique car grosse aromatisation), c’est qu’ils aillent se loger sur les récepteurs d’œstrogènes situés au niveau des cellules du sein (et de l’endomètre), ce qui peut affecter le comportement et la croissance de ces dernières (= risque local de développement de processus cancéreux). Si l’aromatisation est forte, le risque est donc plus élevé…

Vous comprenez ?

(Important que vous lisiez aussi cet article sur la détoxification hépatique des œstrogènes par le pour bien comprendre les mécanismes)

Encore une chose, vers 70 ans, l’aromatisation des androgènes surrénaliens (DHEA) cesse, à cause de l’arrêt de production de la DHEA par les surrénales.

Ce qui est d’ailleurs une des causes du vieillissement cérébral et autres symptômes..

Objectif des stratégies phyto/ micronutrionnelles. Ou comment régler les troubles de la ménopause par une complémentation bien choisie.

Voyons maintenant l’objectif de la prise en charge phyto/micronutritionnelle de chacune des situations suivantes :

Une femme ménopausée sous traitement hormonal substitutif (THS) qui est bien avec son traitement (= pas de modifications de silhouette) mais qui veut protéger son organisme des effets (à long terme) de ce genre de traitement, c’est-à-dire du risque de développement de cancers hormono-dépendants, et particulièrement celui du sein (mais aussi de l’endomètre).

Ici, on doit optimiser la détoxification hépatique (phase 1 et 2) des œstrogènes (apportées par le traitement), de façon à ce qu’elles ne viennent pas se placer sur les récepteurs à œstrogènes des cellules du sein (et de l’endomètre). Et il y a des plantes et des micronutriments qui permettent effectivement de stimuler cette détoxification ;-).

Une femme ménopausée sous THS qui se plaint de changements de silhouette (prise de poids).

Ici, en plus d’une optimisation de la détoxification hépatique des œstrogènes (apportés par le  traitement), on doit aussi en limiter leur recyclage entéro-hépatique, de façon à en éviter une trop grosse réabsorption intestinale de ces œstrogènes. Une prise de poids chez une femme sous THS étant le signe d’une hyper-oestrogénie (liée au traitement).

Ici, en plus de stimuler la détoxification hépatique, on va donc aussi optimiser la santé du microbiote.

Explications : Les phases 1 et 2 de la détoxification hépatique réduit l’estrone en estradiol. Comme tous les œstrogènes, l’estrone est conjuguée puis excrétée dans la bile où elle subit un cycle entéro-hépatique (le foie peut aussi la transformer en métabolites inactifs qui se retrouveront dans l’urine). Quant au microbiote, il est riche en enzymes de déconjugaison, qui agissent entre autre sur la réactivation et le recyclage entéro‐hépatique de l’estradiol et de l’estrone. Si le microbiote est perturbé (dysbiose), cette réabsorption peut être perturbée, d’où un risque de réabsorption trop importante.

A noter que le manque d’œstrogènes peut aussi faire prendre du poids…par baisse du métabolisme de base, et baisse aussi de densité musculaire (les muscles « grillent »naturellement plus de calories que la masse grasse). D’où l’importance de l’activité physique.

Une femme ménopausée ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer hormono-dépendants (seins ou endomètre) et qui se plaint de bouffées de chaleur.

Là, on va devoir optimiser le statut de sérotonine de façon à rééquilibrer la balance sérotonine/noradrénaline et régler ainsi les bouffées de chaleur sans avoir à passer par des plantes dites phyto-oestrogéniques (mais en travaillant sur l’axe central).

Une femme ménopausée sous tamoxifène (SERM).

Ici, on a 2 questions majeures à se poser pour bien choisir la stratégie phyto/micronutritionnelle :

Y a-t-il des symptômes qui pourraient faire penser à un excès d’aromatisation ? 

Y a-t-il prise d’antidépresseur ?

S’il y a un excès d’aromatisation, on va devoir stimuler la détox hépatique des œstrogènes pour éviter qu’ils aillent se placer sur les récepteurs à œstrogènes, comme déjà expliqué.

En ce qui concerne la prise d’antidépresseur, il faut savoir que le tamoxifène est une pro-drogue qui a besoin d’une métabolisation (activation) au niveau hépatique par la famille du cytochrome P450.

Malheureusement, les antidépresseurs inhibent cette famille de cytochrome. D’où une métabolisation du tamoxifène contrariée (perte d’effet).

Autrement dit, il faut optimiser la présence des cytochromes tout en optimisant aussi la détoxification.

Et certaines plantes et micronutriments permettent aussi tout ça ;-)

Une femme très mince (IMC < 19) ménopausée sans THS et qui se plaint de bouffées de chaleur et/ou de sécheresse vaginale et cutanée et/ou de troubles urinaires et/ou baisse de libido et/ou de perte de densité osseuse et/ou de troubles de l’humeur, et/ou de troubles du sommeil, etc.

Chez la femme très mince, l’aromatisation est infime, d’où une hypo-oestrogénie marquée, avec tous les troubles conséquents évoqués au-dessus (et une prise de poids également possible, rappelez-vous).

Là, ce sont les plantes dites phyto-oestrogéniques qui vont être au cœur de la stratégie.

Et le temps que ces plantes dites phyto-oestrogéniques rétablissent l’équilibre, on donnera aussi des plantes et des micronutriments spécifiques en fonction symptômes ressentis pour éliminer ces derniers.

Une femme plus en chaire (IMC > 25) ménopausée sans THS et qui se plaint de bouffées de chaleur.

Ici, pas de plantes dites phyto-oestrogéniques car cette femme aromatise déjà trop. On va donc optimiser la détox hépatique des œstrogènes.

Puis on va optimiser le statut en sérotonine pour ne pas avoir à passer par les plantes dites phyto-oestrogéniques pour régler les bouffées de chaleur, comme déjà expliqué.

Une femme plus en chaire (IMC > 25) sans THS et qui n’a pas de bouffées de chaleur.

Là, on va juste optimiser la détox hépatique des œstrogènes (et peut-être aussi optimiser la santé du microbiote, si une dysbiose est suspectée).

Une femme poids « normal » (19< IMC >25) sans THS et qui n’a pas d’antécédents familiaux ou perso de cancer hormono-dépendants et qui se plaint de bouffées de chaleur et/ou de perte de désir (baisse de libido).

Là, on va donner des plantes dites phyto-oestrogéniques pour régler les bouffées de chaleur.

Si ces plantes dites phyto-oestrogéniques ne suffisent pas pour remonter la libido, on utilisera aussi une plante idéale pour cela (parfaite aussi pour la libido des hommes!)

Une femme poids « normal » (19< IMC >25) et qui a des antécédents familiaux ou perso de cancer hormono-dépendants (donc sans THS) et qui se plaint de bouffées de chaleur.

Là, on va donc aussi optimiser la détox hépatique des œstrogènes.

Puis on va optimiser le statut en sérotonine pour ne pas avoir à passer par les plantes dites phyto-oestrogéniques pour régler les bouffées de chaleur.

*

Voilà, je pense que vous comprenez bien à présent l’objectif des phyto/micronutritionnelles pour régler les troubles de la ménopause.

D’ici 8 jours, vous trouverez donc ici un lien pour les stratégies phyto/micronutritionnelles complètes des situations évoquées plus haut.

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Sur ce je vous dis à très vite ;-)

Véronqiue

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