Prise en charge de l’asthénie, à quoi doit-on penser ?

Découvrez les axes autour desquels s’articule une prise en charge de l’asthénie en micronutrition et en phyto

Dans le 1er article de cette série consacrée à la fatigue et à l’asthénie, vous avez vu comment prendre en charge la fatigue en micronutrition… (Pour revoir ce qu’est la mincronutrition, reportez-vous à ce 1er article)

Avec l’article d’aujourd’hui, vous allez voir les différents axes autour desquels s’articule une prise en charge de l’asthénie en micronutrition et en phyto..

Rappel : Pour optimiser votre prise en charge de l’asthénie, intégrez là à une cure de revitalisation

Mais avant cela, rappelons déjà ce qu’est l’asthénie

L’asthénie, c’est quoi ?

L’asthénie correspond à un état de fatigue très persistant, très présent, qui est indépendant du niveau de sollicitation extérieure et qui ne cède pas au repos

Parallèlement à cet épuisement, et qui sont apparus bien avant lui, on retrouve un cortège de signes cliniques (généralement nerveux, digestifs et immunitaires)

Signes cliniques possibles lors d’asthénie (et révélateurs de perturbations présentes bien avant cet épuisement)…

  • trouble de l’humeur (anxiété, angoisse..), du sommeil, de la mémoire, de la concentration…
  • troubles infectieux fréquents (problèmes ORL, autres infections.. dont urinaires, gynécologiques,…)
  • troubles articulaires et/ou musculaires (douleurs, blessures fréquentes lors d’activités physiques, rhumatismes,…)
  • troubles digestifs (reflux et brulures gastriques, diarrhée, constipation, alternance diarrhée/constipation, nausées, ballonnements, colite…)
  • troubles cutanés (acné, peau sèche, eczéma, perte de cheveux,…)
  • troubles circulatoires (jambes lourdes, œdème, fourmillements aux extrémités…)

En fait, l’asthénie est le moyen adopté par le cerveau pour faire face à un ensemble d’agressions organiques (inflammation, fièvre,…) : C’est un mécanisme de protection

Elle est réactionnelle à des perturbations des grands systèmes de régulation, notamment immunitaire, comme point de départ, nerveux et endocrinien comme point d’arrivée…

Rappel : Le cerveau récolte toutes les infos de déstabilisations internes et ajuste ensuite l’activité des glandes endocrines…notamment des surrénales…

L’asthénie est donc une réaction courante lors d’un grand nombre de processus pathologiques…

Causes d’asthénie :

  1. D’origine psychique : résultant d’un stress chronique, d’une anxiété persistante, d’une dépression ou d’une névrose..
  2. D’origine organique :
    • infectieuse : mononucléose, hépatite, tuberculose, maladie de Lyme…
    • cardiovasculaire : hypertension artérielle, troubles vasculaires cérébraux
    • cancérologique : cancer et son traitement (chimiothérapie)
    • neurologique : sclérose en plaques, maladie de Parkinson, myopathies…
    • digestive : maladie de Crohn,…
    • endocrinienne : hyperthyroïdie, hypothyroïdie
    • métabolique : diabète, hypoglycémie, malnutrition, trouble du métabolisme
    • hématologique : anémie, lymphome, leucémie
    • cause toxique : prise de certains médicaments (neuroleptiques, bêtabloquants), alcool

 

Un cas particulier, le syndrome de fatigue chronique, qui se déclare brusquement et dont les divers symptômes se prolongent plus de 6 mois : asthénie permanente, fatigabilité profonde, intolérance à l’effort, troubles de la mémoire et de la concentration, douleurs musculaires et articulaires, adénopathies, pharyngite, fièvre modérée..

Pour prendre en charge l’asthénie, on doit donc commencer par identifier ce qui est à l’origine d’une perturbation de l’immunité

Est-elle liée à des agents infectieux (borréliose, candidose, staphylocoque doré, …) ?

Précisions :

  • Fatigue chronique post-virale : des persistances de toxines liées aux réactions immunitaires à des agents infectieux peuvent conduire à des lésions mitochondriales, d’où un déficit de production d’ATP, et la fatigue ressentie (exemple : un état de fatigue persistant depuis une grippe contractée et guérie 2 années plus tôt)
  • L’une des caractéristiques d’agents microbiens, tel par exemple le candida, c’est de secréter des toxines (35 pour le candida). Ces toxines peuvent interférer avec le fonctionnement cérébral (en prenant par exemple la place de neurotransmetteurs), perturber le système immunitaire (qui va donc s’épuiser à combattre ces toxines), et déstabiliser aussi d’autres systèmes organiques…

À des dérèglements de la sphère intestinale ?

Sphère intestinale = microbiote + muqueuse + système immunitaire local

Est-elle conséquente d’un stress chronique ? Ou bien accentuée par lui ?

Rappel : Lorsqu’on est stressé de façon chronique, les surrénales produisent beaucoup de cortisol, et le cortisol en excès déprime le système immunitaire, perturbe l’équilibre des neurotransmetteurs et la synthèse des hormones thyroïdiennes. Si ce stress perdure, on peut aussi passer par une période de burnout. Et là, on passe d’un état d’hypercortisolémie à un état d’hypocortisolémie

Pour plus de détails sur les différentes phases du stress, lisez ceci : Bien comprendre les mécanismes du stress

Des déficits micronutritionnels accentuent-ils cette asthénie ? (voir article 1)

En résumé, il y a différents points auxquels il faut penser quand on organise la prise en charge de l’asthénie..

  1. Il faut déjà corriger le dérèglement immunitaire et/ou la dysbiose
  2. Relancer les voies nerveuses si l’activité des neurotransmetteurs a été altérée par des toxines (voir encart suivant) ou par le stress chronique
  3. Optimiser les capacités d’adaptation de l’organisme
  4. Restaurer le fonctionnement hormonal, notamment surrénalien, thyroïdien parfois ; regarder aussi du côté du pancréas, des gonades…
  5. Combler les éventuelles carences micronutritionnelles (fer, magnésium, Cq10…)

Voyons maintenant avec quels outils agir sur chacun de ces points…

Pour corriger le dérèglement immunitaire et/ou la dysbiose

Si la perturbation immunitaire est liée à un dérèglement de la sphère intestinale (dysbiose, hyperperméabilité muqueuse, intolérances alimentaires,…), on utilise les probiotiques

Si la perturbation immunitaire est liée à des agents infectieux (borréliose, staphylocoque doré,…), on ajoute à ces probiotiques des huiles essentielles à visée anti-infectieuses;

On peut aussi ajouter à ces huiles essentielles de l’échinacée, qui stimule et amplifie la réponse immunitaire (donc pas en cas de processus auto-immun)

Pour relancer l’activité des neurotransmetteurs

Si le travail sur l’immunité ne suffit pas à rééquilibrer l’activité des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine….), on utilise des plantes en fonction du neurotransmetteur visé : mucuna, rhodiole, griffonia,…

Mucuna/ Principales indications en rapport avec sa richesse en L-Dopa : dépression dopaminergique, syndrome des jambes sans repos, maladie de Parkinson (accompagnement des traitements classiques), enfant hyperactif…

Rhodiola rosea/ Elle modifie les niveaux de sérotonine et dopamine grâce à l’inhibition qu’engendre la monoamine oxydase, et aussi à son influence sur les peptides Opioïdes, telles les bêta-endorphines

Griffonia/ Principales indications en rapport avec sa richesse en 5-HTP : dépression sérotoninergique, troubles de l’endormissement, réveils nocturnes…, troubles du comportement alimentaire (grignotage, compulsions sucrées en fin de journée…)

Pour relancer les capacités d’adaptation…

Tout dépend en fait de la phase du stress où se trouve la personne…

Pour apprendre à définir cette phase et  savoir comment agir en micronutrition et en phyto, rdv ici : « Protocoles anti-stress plantes et micronutrition »

A noter, vous découvrirez aussi dans cet article les plantes adaptées aux symptômes associés au stress (troubles du sommeil, palpitations, troubles digestifs,..)

Pour restaurer un contrôle hormonal efficient

Tout dépend bien sur de la fonction endocrinienne touchée : surrénalienne (cassis, bourgeons de cassis, réglisse, thyroïdienne (voir ici en cas d’hypo, et ici en cas d’hyper), pancréatique, gonadienne, etc.

La prise en charge de la sphère endocrinienne étant un large sujet, je le développerai dans nouvel article

Bien à vous

Véronique Duivon

 

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