Candidose, comprendre et traiter

Comprendre, reconnaitre et traiter la candidose..

(Dossier candidose. Article 1 sur 2)

La candidose chronique favorise l’apparition de maladies auto‐immunes, de fibromyalgie, du syndrome de fatigue chronique, de polyarthralgies, de myalgies, de dépression, de syndrome d’épuisement…(l’inverse est vrai aussi)

Bien sûr, la candidose chronique (qui est une conséquence de la candidose digestive) n’est pas la seule à favoriser l’apparition de telles pathologies..

D’autres infections (borréliose de Lyme, coinfections comme l’EBV, le CMV,…), les vaccinations excessives, l’intoxication aux métaux lourds, les intolérances alimentaires, les déficiences nutritionnelles, etc., le peuvent aussi..

Quoiqu’il en soit, face à de telles pathologies, il faut penser à vérifier qu’une candidose chronique n’est pas en cause. Et si elle l’est, il faut la prendre en charge au plus vite (en corrigeant donc la candidose digestive)

Avec l’article d’aujourd’hui, je vous propose de voir (ou revoir) ce qu’est la candidose. De voir ou revoir aussi ses facteurs favorisant.

Dans le prochain article, nous commençons par voir les différentes formes de candidoses (digestive, génitale,..).

Puis nous verrons comment reconnaitre une candidose chronique.

Ainsi que les solutions thérapeutiques (phyto et micronutrition) face à une candidose génitale (3/4 des femmes ont au moins un épisode de candidose vaginale; moins d’hommes sont atteints) et à une candidose digestive..

Allez, c’est parti..

À l’origine de la candidose, une levure

La candidose est une multiplication anormale de levures du type candida (cette levure est un hôte paisible de nos muqueuses, quand tout se passe bien).

La candidose peut affecter toutes les zones corporelles, comme la peau, les ongles et les muqueuses (les muqueuses buccales…avec le muguet ; génitales…avec les vulvovaginites ; intestinales…avec les troubles fonctionnels intestinaux)

On connait 200 espèces de candida, et seulement 20 de ces candida sont responsables d’infections humaines

Le plus connue est le candida albicans (50 à 55% des candidoses, et c’est de lui dont il est question dans ce dossier), ensuite vient le candida glabatra (16 à 17%, facilement résistants aux traitements), puis le candida parapsilosis (15% des cas, mais non présent dans le tube digestif), etc.

Mais ce n’est pas sous la forme de levure (spores) que le candida est problématique…

C’est quand cette levure se transforme en mycélium que ce candida devient pathogène..

Mode d’action de la prolifération du candida…

Le candida se fixe et adhère solidement aux cellules qui l’entourent. Il est excessivement adhésif, genre « velcro »! (comme l’Helicobacter pylori et l’Escherichia coli)

Une fois fixé, et dès qu’il en a la possibilité (c’est un opportuniste), le candida va déployer son réseau de filaments mycéliens et coloniser l’environnement..

Ce mycélium est une addition bout à bout de nouvelles cellules (= croissance par filamentation). Cette structure multicellulaire forme de très minces fils pouvant atteindre plusieurs cm de long. Ce mycélium est excessivement résistant..

En plus de son côté « velcro », le candida peut secréter au moins 35 toxines

Ces toxines sont des enzymes capables de dégrader leur environnement, créant un véritable empoisonnement chronique (c’est ce qu’on nomme candidose chronique)

Cet empoisonnement peut perturber :

  • le fonctionnement cérébral…d’où de possible troubles psychiques, de l’humeur, de la concentration, de la mémoire,…
  • le système immunitaire, d’où un baisse de l’immunité…avec ses infections à répétitions ; des emballements du système immunitaire…d’où de possible apparitions d’intolérances alimentaires, de processus auto-immuns,…
  • il peut aussi perturber tous les autres systèmes de l’organisme : digestif (d’où des troubles fonctionnels digestifs) mais aussi articulaire, musculaire et hormonal..

3 de ces toxines..

Candidine, qui est une substance neurotoxique.

Acide tartrique : interfère avec l’acide malique, lui-même impliqué dans la production de l’énergie (cycle de Krebs). En cas d’agression massive de candidine, il y a donc une grande fatigue physique et psychique. (Penser à vérifier qu’une à la candidose chronique n’est pas en cause lors de tels symptômes)

Acétaldéhyde : perturbe l’activité de la dopamine. En cas de production massive, on voit donc apparaître des manifestations dépressives, de la fatigue, des troubles de l’attention, de la mémoire, et une hyperactivité motrice. Cette production massive crée aussi une perturbation du système immunitaire : ↘ lymphocytes T, ↗ vulnérabilité aux infections, ↗manifestations allergiques, maladies auto immunes, intolérances alimentaires (gluten +++) ( penser aussi à vérifier qu’une candidose chronique n’est pas en cause lors de tels symptômes)

À noter d’ailleurs qu’une intolérance au gluten peut être un signe de candidose (une intolérance au gluten favorise aussi l’apparition de candidose, voir chapitre suivant)

Voyons maintenant les facteurs favorisant la candidose..

Les facteurs favorisant la candidose

Le passage du candida de la forme de levures (spores) à la forme agressive de mycélium arrive donc dès que l’environnement est propice..

Le candida est effectivement un opportuniste.

Le 1er facteur favorisant cette transformation est la perturbation du microbiote intestinal (dysbiose)..

Cette dysbiose peut être conséquente de gastro-entérites…infectieuses ou virales, ou en cas de parasitoses;

Cette dysbiose peut être aussi conséquente de la prise de médicaments, comme bien sur les antibiotiques (surtout en usage répété et prolongé), et les antiinflammatoires;

Mais aussi les corticoïdes, les antidépresseurs tricyclique, les diurétiques et les médicaments anti-cholinergiques…car ils assèchent tous les muqueuses.

Cette dysbiose peut aussi être conséquente de la grossesse, de syndrome pré mensuel, du diabète, de chirurgie digestive, de tabagisme, d’alcoolisme chronique, …

Elle peut être présente chez les bébés (selon les conditions de naissance, d’allaitement ou pas), ou chez les personnes âgées (qui ont naturellement une modification du microbiote)

En dehors de la dysbiose, d’autres facteurs peuvent favoriser la candidose, comme :

  • La baisse ou le dérèglement du système immunitaire…lors de sida, de cancer, par exemple
  • l’affaiblissement du « terrain », lors de pathologies (hypothyroïdie, diabète, syndrome métabolique, maladies inflammatoires chroniques intestinales, comme par exemple la maladie de Crohn et la recto colique ulcéro-hémorragique)

En dehors de ces derniers facteurs, on trouve aussi l’alimentation trop riche en sucre (dont le candida se nourrit, et dont il est lui-même composé), en produits laitiers fermentés (moisissures), en fruits trop murs (moisissures), en viandes provenant d’animaux traités par antibiotiques. Mais également une alimentation trop acidifiante (excès de viandes, et pas assez de légumes et de fruits): les terrains acides étant propices au développement des levures

Une alimentation riche en gluten est également un facteur favorisant la candidose, le gluten étant pro-inflammatoire digestif (et donc propice à la dysbiose).

A noter que l’intolérance au gluten peut aussi être un signe de candidose. En fait, le système immunitaire ne fait pas la différence entre la gliadine du gluten et les protéines de surface du candida. Autrement dit, si le système immunitaire réagit au gluten, c’est qu’il est peut-être aussi stimulé par une infection au candida

Du côté des facteurs favorisant les candidoses génitales et buccales, on trouve :

  • une sécheresse vaginale par carence œstrogénique lors de la ménopause (génitale)
  • contraception locale par diaphragme ou par stérilet (génitale)
  • solutions antiseptiques buccales répétées (buccale), appareils..
  • sécheresse buccale (xérostomie) (buccale)
  • mucite (inflammation aiguë de la muqueuse) lors de la chimiothérapie ou de la radiothérapie
  • mauvaise hygiène buccale ou intime (ou trop d’utilisation de produits d’hygiène)

Que retenir de ce 1er article..

Face à des combinaisons de symptômes (fatigue physique et psychique, baisse de l’immunité,..) ou à des situations particulières (prises répétées de certains médicaments , cancer, alimentation trop riche en sucre, dysbiose,…), il faut penser à vérifier qu’une candidose chronique n’est pas présente (il ne faut pas passer à côté, au risque, sinon, de se tromper de stratégie thérapeutique)..

Et si elle l’est, il faut la prendre en charge en traitant la candidose digestive… qui est donc le réservoir de l’infection.

Dans le prochain article, que vous trouverez ici, après avoir fait un tour des différentes candidoses, nous verrons comment reconnaitre une candidose chronique.

Ensuite, nous verrons les solutions thérapeutiques à apporter en cas de candidose digestive, en cas de candidose chronique, et en cas de candidose génitale (et plus particulièrement vaginale) ..

 

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N’hésitez pas à vous exprimer, à nous faire profiter de votre expérience, à poser vos questions, etc,..La partie commentaires vous attend plus bas…

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Bien à vous

Véronique

 

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4 commentaires

  1. Samira 14 mai 2018
  2. Sarah 21 mai 2018
    • Véronique Duivon 22 mai 2018

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