Supprimer les pulsions alimentaires

Éliminer les pulsions alimentaires est possible grâce à un rééquilibrage de la chimie cérébrale via la nutrithérapie

(Article 1 sur 4 d’une série dédiée à la gestion des comportements alimentaires ou “comment supprimer les pulsions alimentaires” grâce la psychonutrition)

On a longtemps pensé que les régimes étaient une solution aux problèmes de poids et que les psychothérapies étaient une solution aux dépendances alimentaires (boulimie, hyperphagie,…)..

On sait maintenant que la surcharge pondérale et les pulsions alimentaires peuvent être déterminés par des carences en neurotransmetteurs à l’origine de perturbations de l’humeur (sautes d’humeur, baisse de moral, anxiété…) et de l’émotionnel (hypersensibilité..) pouvant pousser à se remplir (ou bien à se restreindre par obsessions négatives de son corps, comme c’est le cas dans l’anorexie mentale)…

À noter : La prise de poids peut aussi être conséquentes d’une faiblesse thyroïdienne, d’un déséquilibre hormonal (générant des fringales), d’une prolifération de levures intestinales (provoquant des pulsions de sucres), de carences en acides gras de qualité (à l’origine de pulsions d’aliments gras), d’une dérégulation de la glycémie

 

Il faut donc aussi vérifier ces points si l’on veut régler des problèmes de poids

Avec ce 1er article de cette série dédié à la gestion des comportements alimentaires via la psychonutrition, vous allez découvrir quelles sont les carences en neurotransmetteurs pouvant être à l’origine de ces perturbations de la sphère psychique, génératrices donc de troubles du rapport à l’aliment…

Puis quelles sont les origines possibles de ces carences.

Pour finir, vous découvrirez ce que Julia Ross (voir encart ci-dessous), une pionnière de la « psychologie nutritionnelle » propose comme complémentation (nutrithérapie) pour rééquilibrer cette chimie cérébrale et supprimer ces pulsions…

Mais avant cela, rappelons déjà ce que sont les neurotransmetteurs et examinons ceux qui sont particulièrement impliqués dans la fonction cérébrale..

Julia ROSS, auteur du livre « Libérez-vous des fringales » (aux éditions Thierry Souccar) dont une partie des informations livrées dans ce 1er article sont issues, est une pionnière de la « psychologie nutritionnelle » spécialiste de l’addiction, qui traite chaque année dans sa clinique californienne des centaines de patients pour des dépendances alimentaires. Son expérience de thérapeute lui a appris que les psychothérapies ne suffisent pas pour mettre fin aux comportements alimentaires, apparemment dictés par les émotions, qu’elle nomme comportement de « compensation ». Elle a fini par comprendre qu’il y avait une raison physiologique à ces phénomènes émotionnels et sa nouvelle approche thérapeutique est née, axée sur un rééquilibrage de la chimie cérébrale par une complémentation en acides aminés (et des cofacteurs nécessaires à la transformation de ces acides aminés en neurotransmetteurs), le temps que l’alimentation santé parallèlement mise en place permette d’apporter au corps tous les éléments dont il a besoin pour optimiser ses différentes productions (neurotransmetteurs, hormones, tissus,…) et l’ensemble de son fonctionnement …

 

À noter : le prochain article de cette série vous permettra de découvrir ce que sont la micronutrition et la nutrithérapie. Et comment elles peuvent être envisagées en psychonutrition.

 

Quant au dernier article de la série, il vous exposera ce que Jérôme Manetta, titulaire d’un doctorat de physiologie et d’une formation poussée en micronutrition et en nutrithérapie, auteur de l’excellent ouvrage « Micronutrition et Nutrithérapie » (aux éditions Sparte), suggère pour rééquilibrer la chimie cérébrale, et ainsi éviter de «pulser».

 

Le but de cette série d’articles étant de vous permettre d’affiner votre approche psychonutritionnelle des troubles à l’origine de perturbations du rapport à la nourriture…

Les neurotransmetteurs, c’est quoi ?

Les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques du système nerveux central (cerveau) et du système nerveux périphérique dont fait partie le système nerveux végétatif (autonome) auquel est relié le système nerveux entérique*…

*Le système nerveux entérique est la partie du système nerveux végétatif qui contrôle le système digestif. Il est situé le long du tube digestif (500 millions de neurones !, juste 200 fois moins que le cerveau !!). Et bien que ce système nerveux entérique soit en interaction avec les autres parties du système nerveux végétatif, il fonctionne de façon indépendante des autres centres nerveux, et il peut même influer sur le cerveau. Cette autonomie et cette capacité d’influer sur le système nerveux central lui valent d’ailleurs un titre de « 2ème cerveau » ou cerveau viscéral.

Ces neurotransmetteurs (ou messagers chimiques) passent d’un neurone à l’autre (via la fente synaptique) et transmettent un message (ou signal) en venant se fixer sur un récepteur du neurone effecteur (cad du neurone qui reçoit le message), qui va alors entrer en activité en réponse au stimulus donné.

Certains neurotransmetteurs enclenchent une action excitatrice, d’autres, inhibitrice.

Les principaux neurotransmetteurs sont la dopamine, la noradrénaline, la sérotonine, l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), l’acétylcholine, les endorphines, les endocannoïdes, et certains acides aminés (glycine, acide glutamique)..

Ces neurotransmetteurs dérivent de protéines apportées par l’alimentation, en dehors de l’acétylcholine et des endocannabinoïdes qui sont issus de graisses alimentaires (De là la nécessité d’un réajustement alimentaire parallèle à toute approche stratégique d’optimisation de la chimie cérébrale, comme nous le verrons dans le 2ème article)

Rappel : Une protéine est un assemblage d’acides aminés. Et les acides aminés servent, entre autre, à la synthèse de la plupart des neurotransmetteurs…

Les neurotransmetteurs les plus impliqués dans le fonctionnement psychique

Au niveau cérébral, la dopamine et la noradrénaline (= des catécholamines) sont nos stimulants naturels, qui nous donnent de l’énergie, et nous permettent aussi de nous concentrer ;

Le GABA est notre sédatif naturel, qui nous calme et nous apaise ;

Les endorphines sont nos antalgiques naturels, qui apaisent nos douleurs morales et physiques et qui nous rendent joyeux ;

La sérotonine est notre antidépresseur naturel, qui stabilise nos humeurs, nous fait penser positivement, et nous permet aussi de trouver le sommeil*…

*Une partie de la sérotonine se transforme en mélatonine, la fameuse hormone du sommeil. Mécanisme de transformation : Tryptophane ➜ 5-HTP ➜ Sérotonine ➜ Mélatonine

En résumé : Se calmer passe principalement par le frein de la sérotonine et du GABA, tandis que se stimuler passe principalement par la dopamine et la noradrénaline.

Voyons maintenant à partir de quels acides aminés sont fabriqués ces différents neurotransmetteurs..

Les acides aminés de la fonction cérébrale

Il existe 23 acides aminés et seulement 5 d’entre eux servent à la fabrication de ces neurotransmetteurs spécifiques à la sphère psychique :

  • Le tryptophane, qui sert à la fabrication (= précurseur) de la sérotonine..

À noter : Le tryptophane n’étant présent en quantité intéressante que dans peu d’aliments, c’est un des 1ers nutriments épuisés lors d’un régime amaigrissant, ce qui est d’ailleurs souvent la cause de pulsions alimentaires.

 

La cuisson à température trop élevée rend le tryptophane alimentaire inactif.

 

La transformation du tryptophane en sérotonine est également compromise s’il y a constipation chronique et/ou obésité;

 

Idem en cas de stress oxydatif.

 

Pour plus de précisions voir le prochain article..

  • La glutamine (elle-même issue du glutamate, un autre acide aminé) est précurseur du GABA..

Dans son livre, Julia Ross précise que la glutamine permet aussi de stopper les signaux cérébraux imposant un apport de sucres immédiat (= action anti pulsions de sucre). Elle serait donc le carburant d’urgence du cerveau (= anti hypoglycémie)..

  • La tyrosine (elle-même synthétisé à partir d’un autre acide aminé, la phénylalanine), précurseur des catécholamines (dopamine, noradrénaline, adrénaline), et aussi des hormones thyroïdiennes
  • La phénylalanine, précurseur des endorphines..

Voyons maintenant quelles sont les origines possibles de carences en sérotonine, en GABA, en catécholamines et en endorphines..

Les origines possibles de carences en neurotransmetteurs..

Les carences en neurotransmetteurs peuvent déjà avoir une origine génétique. C’est-à-dire que les gènes programmant le cerveau à produire une quantité donnée de neurotransmetteurs peuvent ne pas être tout à fait opérationnels. Résultat, le cerveau est mal programmé ;

Ces carences peuvent aussi être liées au stress prolongé (physique et/ou psychique) qui finit par épuiser les stocks de neurotransmetteurs

Le cortisol (hormone libérée lors du stress prolongé) réduit la concentration plasmatique de tryptophane d’où une baisse de production de sérotonine (et de mélatonine) ;

 

Une surproduction de catécholamines (comme c’est le cas lors du stress prolongé) épuise les stocks de tyrosine et/ou de phénylalanine, d’où une baisse finale de production de catécholamines ;

 

Etc.

 

La gestion du stress est donc également nécessaire pour libérer de dépendances alimentaires

À noter encore que ces épuisements des stocks de neurotransmetteurs peuvent aussi pousser la personne à se jeter sur les aliments sucrés (féculents raffinés inclus)…

Sucre et addiction :
L’étude de modèles animaux a récemment mis en évidence l’existence de véritables addictions au sucre. Certains rats, après une période de sensibilisation au sucre, présenteraient dans un second temps des comportements proches de ceux observés en cas de dépendance, à savoir : des comportements d’hyperphagie, une activation du circuit de récompense avec relargage dopaminergique massif au niveau du noyau accumbens (situé dans le cerveau) et une production d’opioïdes endogènes (endorphines, enképhalines et dynorphines).

 

À noter : Cette notion de possibilité d’addiction aux sucres n’est toutefois pas adoptée par la totalité des chercheurs. Le débat autour du potentiel addictif du sucre n’est donc pas encore terminé.

Il se peut aussi que l’alimentation soit déficiente en protéines, et surtout d’origine animale qui sont une source importante et équilibrée d’acides aminés…

À noter : il semble difficile (voir impossible) de ne pas avoir un manque de synthèse de neurotransmetteurs quand on est végétalien..

Ou que l’alimentation elle même ne soit pas adaptée.

Pour finir, l’inflammation, une mauvaise détox hépatique, une mauvaise santé intestinale, les carences en vitamines du groupe B, en magnésium, en fer et autres minéraux (zinc,…) peuvent aussi être à l’origine d’une baisse de concentration de neurotransmetteurs..

Comment reconnaître une carence en neurotransmetteur ?

En fait, ce sont les signes cliniques qui peuvent aider à reconnaître une ou des carences.

Dans son livre, Julia Ross classe ces symptômes en 5 catégories, auxquelles elle ajoute la nutrithérapie adaptée…

Précision : En ce qui concerne les cofacteurs (vitamines et minéraux), nécessaires à ces acides aminés synthétiser ces neurotransmetteurs, nous en parlerons dans le prochain article

1-Gluco-dépendance :

  • Fringales de sucres, de féculents, d’alcool
  • Symptôme : Instabilité émotionnelle

C’est le carburant d’urgence du cerveau qui va permettre de contrer ces pulsions de sucres : la glutamine.

Julia Ross conseille de L-glutamine à raison de 2 capsules de 500mg, 3 fois par jour entre les repas. Elle suggère aussi, en cas de fringale pressante, de faire fondre sous la langue une capsule de 500mg

2-Douleur morale :

  • Forte sensibilité, pleurs faciles
  • Mange pour compenser, pour oublier sa peine, pour se récompenser
  • Pulse sur certains aliments, et ne peut pas se passer de ces derniers
  • Peut consommer du tabac, de la marijuana, de l’héroïne, du chocolat, des sucreries, des féculents

Là, c’est la synthèse d’endorphines qui devrait être boostée. La phénylalanine est donc judicieuse …

L’auteur précise que la D- phénylalanine est la plus adaptée aux fortes pulsions alimentaires de compensation. Elle explique, en outre, que la plupart des compléments de D- phénylalanine contiennent également la même quantité de L- phénylalanine, son jumeau stimulant. Ce qui est très bien si la personne manque aussi d’énergie. Par contre, pour les individus agités, Julia Ross conseille la D- phénylalanine isolée (la forme associée se nomme donc DL- phénylalanine ou DLPA).
Ainsi, s’il y a une forte tendance à manger pour compenser, l’une ou l’autre de ces formes sont à prendre au lever, en fin de matinée et dans l’après-midi, associé à de la L-glutamine. L’auteur ne précise pas le dosage…

 

Attention : la phénylalanine étant précurseur de la tyrosine (aussi précurseur d’hormones thyroïdiennes), cette complémentation est contre indiquée en cas d’hyperthyroïdie

3-Dépressions et obsessions

  • Dépression (et aussi saisonnière), anxiété, phobies, pensées suicidaires, négativité
  • faible estime de soi, pensées obsessionnelles, irritabilité, sautes d’humeur..
  • Fringales de fin d’après-midi ou nocturnes
  • Insomnies, problème d’endormissement, fibromyalgie…
  • Attiré par le sucre et les féculents, le chocolat, les drogues douces, l’ecstasy…

Là, c’est remonter la concentration de sérotonine grâce à un apport de tryptophane qui va permettre de retrouver la stabilité psychique… (et le sommeil)

Julia Ross conseille entre 500mg et 1000mg de L-tryptophane par jour, à prendre en milieu de matinée, en milieu de l’après midi, et 2 heures après le diner (ou 1h avant le coucher)

 

Attention : S’il y a prise de médicament inhibiteur de recapture de sérotonine (Prozac, Zolofr, Floxifral, Seroplex, Deroxat, etc.), ou du millepertuis, il est nécessaire de demander l’avis du médecin avant de prendre du L-tryptophane. Chez certains (mais peu), ces associations peuvent effectivement générer de l’agitation et des troubles digestifs.

4-Anxiété

  • Stress généralisé, épuisement..
  • Tensions musculaires, incapacité à se détendre
  • Tendance à compenser avec les sucreries, les féculents, l’alcool, les médicaments (valium…), les drogues douces, le tabac…

Ici, c’est le GABA qui va aider les cellules nerveuses à se détendre.

Le GABA est même préconisé pour aider au sevrage de toxicomanes, de malades de l’alcool, dont l’anxiété monte en puissance lors de l’arrêt de leur substance addictive

S’il y a anxiété, Julia Ross conseille d’ajouter de 100 à 500 mg de GABA aux acides aminés sélectionnés (selon donc les autres symptômes existants). Elle précise que le GABA en complément est souvent associé avec d’autres acides aminés comme la taurine et de la glycine, ce qui rend le produit encore plus « détendant ».

5-Vaincre la fatigue

  • Dépression, manque de motivation et/ou d’énergie et/ou de concentration, distraction générale
  • Tendance à compenser avec la caféine (café, thé, red bull, coca,…), sucreries et féculents, chocolat, tabac…

C’est la synthèse des catécholamines (dopamine, noradrénaline…) qui aurait besoin d’un petit coup de pouce. Un apport de tyrosine est donc des plus adapté (et toujours pas en cas d’hyperthyroidie)

Julia Ross conseille ainsi, si besoin, de 500 à 1000 mg/jour, en 3 prises (réveil, milieu de matinée et d’après midi)

Voilà, vous avez une idée à présent de ce que propose Julia Ross pour stopper les pulsions alimentaires…

Dans le prochain article de cette série, nous parlerons micronutrition et nutrithérapie (voir ici pour le découvrir)

Et puis venir découvrir aussi le témoignage Irène Lorient “une ancienne alcoolique de la bouffe témoigne

Si vous avez des questions, des témoignages, etc., n’hésitez pas à vous servir de la partie commentaires

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6 commentaires

  1. Bourdon 31 août 2016
    • Véronique Duivon 3 septembre 2016
  2. Anz 13 janvier 2017
    • Véronique Duivon 14 janvier 2017
  3. Christine 15 février 2017
    • Véronique Duivon 16 février 2017

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