Sortir d’une dépression solution naturelle

Prise en charge naturelle pour se sortir d’une dépression et de façon durable..

Vous souffrez de dépression engendrée par un événement ou une situation (= dépression réactionnelle), vous avez vu votre médecin (c’est nécessaire pour le diagnostic et pour qu’il vous donne son avis et ses conseils), vous ne voulez pas prendre de médicaments psychotropes, vous voudriez une prise en charge naturelle pour retrouver votre bien-être, votre énergie et votre sourire?

Pour commencer, il faut savoir qu’effectivement, selon le degré sévérité d’une dépression, une prise en charge thérapeutique naturelle (incluant – entre autre – les plantes et la micronutrition*) peut permettre de se sortir d’une dépression réactionnelle.

(Précision : Une dépression engendrée par un événement ou une situation est ce qu’on nomme une dépression réactionnelle. Une dépression réactionnelle est différente d’une dépression endogène, dernière exprimée par la mélancolie, elle-même un des versants de la psychose maniaco dépressive (ou bipolarité).  Une dépression endogène est exclusivement du ressort de la médecine allopathique (médecin et/ou psychiatre + médicaments psychotropes), alors qu’une dépression réactionnelle, selon son degré de sévérité, comme nous allons le voir plus bas, peut être prise en charge par une approche exclusivement naturelle.)

 *Rappel : la micronutrition n’est pas que l’utilisation de micronutriments sous forme de compléments alimentaires. Elle commence par optimiser le contenu de l’assiette (nutrition) et donc l’apport alimentaire de micronutriments (vitamines, minéraux, acides gras, enzymes…). Elle vérifie aussi l’optimisation de l’assimilation digestive et cellulaire de ces micronutriments. C’est à dire qu’elle vérifie (et réajuste au mieux) les processus digestifs, la santé du microbiote, celle de la muqueuse intestinale, l’état d’inflammation, la détox hépatique, le stress, le stress oxydatif, la fluidité des membranes cellulaires, etc.  

Mais avant de voir les grandes lignes de cette prise en charge naturelle pour se sortir d’une dépression réactionnelle, on va déjà parler neurones et chimie cérébrale, qui sont au cœur de l’élaboration de la pensée, du ressenti, des émotions et de l’envie d’agir ;

Puis de ce qui se passe au niveau physiologique lors d’un stress prolongé et finalement d’une dépression ;

Puis comment on fait pour évaluer le degré de sévérité d’une dépression.

A  chaque étape, je vous préciserai ce qu’il faut retenir pour la prise en charge (je vous conseille d’ailleurs de noter chacun de ces « point à retenir »).

Allez, on commence.

Neurones et chimie cérébrale

Toutes nos sensations, nos émotions et nos pensées sont effectivement le résultat de la communication entre les neurones au niveau du système nerveux central (cerveau).

Cette communication inter-neuronale est assurée par 2 processus complémentaires…qui se relayent :

  • la conduction électrique (influx nerveux), qui permet de faire voyager rapidement l’influx nerveux à l’intérieur d’un même neurone…via la gaine de myéline. (Pour info : le lithium, prescrit dans les troubles bipolaires, agit -entre autre- sur cette conduction électrique)
  • et la transmission chimique, qui s’effectue au niveau de la synapse (= l’espace situé entre 2 neurones), qui permet de transmettre l’influx nerveux d’un neurone à l’autre. Cette transmission chimique est assurée par des messagers chimiques ou neurotransmetteurs

Les neurotransmetteurs les plus impliqués au niveau activité neuropsychique sont la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline (et également le GABA) →

S’il a déséquilibre ou déficit d’un ou de plusieurs de ces neurotransmetteurs au niveau synaptique, des troubles neuropsychiques apparaissent…dont ceux de l’humeur, caractérisés par des troubles du comportement (alimentaire, addictions,…), des troubles d’adaptation au stress, l’anxiété, la dépression.

Pour info: L’anxiété ne s’accompagne pas systématiquement de dépression. Par contre, la dépression s’accompagne toujours d’anxiété. On reparle de l’anxiété plus loin.

A noter encore que lors des troubles de l’humeur, en dehors de ce déséquilibre ou déficit en neurotransmetteurs, on constate aussi :

une diminution du volume de l’hippocampe ;

une diminution de la neurogénèse (= diminution du processus de formation d’un neurone) ;

une perte de cellules gliales (qui sont les cellules qui entourent et soutiennent les neurones…On en reparle plus loin);

une augmentation de l’inflammation neuronale. D’ailleurs, la prise en charge de cette inflammation neuronale est vraiment indispensable pour se sortir d’une dépression (point à retenir). Il y a des plantes qui permettent de limiter cette inflammation neuronale, comme le bacopa, le curcuma, le safran, etc. Il faudra donc intégrer ces plantes à la stratégie phyto.

 *Rappel : Les principaux neurotransmetteurs impliqués dans l’activité neuropsychique (action, humeur, pensées) sont :

– la dopamine, responsable de l’initiation de l’action → c’est le démarreur (trouble: ralentissement moteur).

-la noradrénaline, impliquée dans l’amplification de l’action → c’est l’accélérateur (trouble: cyclothymie, bipolarité).

-la sérotonine, chargée de l’inhibition de l’action  → c’est le frein (trouble: irritabilité, impulsivité, instabilité de l’humeur).  

Un autre neurotransmetteur, plutôt en lien avec l’anxiété, est également à citer, le GABA (pour acide gamma-aminobutyrique), qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau. Beaucoup de plantes ont une action sur ces récepteurs GABA (passiflore, mélisse, rhodiole,…). Elles seront donc utiles aussi dans la stratégie phyto. A noter encore que l’optimisation du statut en GABA permet de moduler le taux de cortisol (on reparle de l’importance de la modulation du taux de cortisol plus bas) 

Voyons maintenant comment se passe cette communication chimique au niveau synaptique.

En fait, il  y 4 étapes :

Étape 1 : il y a synthèse de neurotransmetteurs dans le neurone (présynaptique) à partir d’acides aminés (tyrosine, tryptophane..) apportés par l’alimentation :

  • la dopamine est issue de la tyrosine qui est transformée en L-Dopa (au niveau cérébral) avant une transformation donc en dopamine.
  • la noradrénaline est elle-même issue de la dopamine.
  • la sérotonine est issue du tryptophane qui est transformé en 5-http (au niveau cérébral) avant une transformation donc en sérotonine.

Étape 2 : Le neurotransmetteur rejoint le bouton synaptique où il stocké dans des vésicules.

Étape 3: L’arrivée de l’influx nerveux va enclencher la libération du neurotransmetteur au niveau de la fente synaptique.

Étape 4 : Le neurotransmetteur libéré rejoint des récepteurs spécifiques placés sur le neurone postsynaptique (= neurone qui reçoit le message), ce qui réenclenche l’activité électrique (cad l’influx nerveux).

L’activité d’un neurotransmetteur dépend donc:

  • de sa synthèse par le neurone présynaptique → il peut effectivement y avoir un défaut de synthèse d’un neurotransmetteur …. par manque d’apport alimentaire (point à noter) de tryptophane ou de tyrosine ou de cofacteurs nécessaires à cette synthèse, et/ou mauvaise gestion et/ou assimilation intestinale de ces matériaux de construction, et/ou détournement de ces matériaux à d’autres fins organiques, pour ex, dans n’importe quelle situation d’inflammation (liée par ex à l’obésité, mais pas qu’à elle), une fraction du tryptophane circulant est captée par les tissus (hormis par le foie) pour donner des dérivés très importants en cas d’inflammation, etc.  → Pour se sortir d’une dépression, il faut donc aussi optimiser chacun de ces paramètres : hygiène alimentaire et intestinale, correction des carences en éléments de constructions, lutte contre l’inflammation avec – entre autre- un apport d’oméga 3 type EPA en complément et +++ de poissons gras dans l’assiette et plantes spécifiques si besoin, etc. (points à noter)
  • de la qualité des récepteurs du neurone postsynaptique → Ils peuvent effectivement être de mauvaise qualité et donc contrarier l’ancrage du neurotransmetteurs (un peu comme une serrure abimée qui contrarie l’insertion de la clé et donc aussi l’ouverture de la porte). L’apport d’acides gras polyinsaturés est encore ici conseillé (voir cet article pour en savoir plus sur ces acides gras) (point à noter).
  • de la durée du séjour du neurotransmetteur dans la fente synaptique→ Arrêtons-nous un instant sur la durée de ce séjour, qui est gérée par 2 mécanismes : 1- par la destruction locale du neurotransmetteur par des enzymes, 2 – par un système de recapture assurée par des transporteurs qui récupèrent le neurostransmetteur (après que ce denier ait délivré leur message) et le ramènent à l’intérieur du bouton du neurone présynaptique (en vue de sa réutilisation)

Le problème, c’est que ces enzymes et/ou ces transporteurs peuvent être trop actifs, ce qui diminue la présence et donc l’activité du neurotransmetteur au niveau synaptique →

Et c’est là que des plantes spécifiques peuvent agir !

Effectivement, il y a des plantes qui optimisent la synthèse de ces neurotransmetteurs (griffonia, mucuna qu’on ne retrouve hélas plus sur le marché français, fève des marais, etc.),  des plantes qui limitent la destruction des neurotransmetteurs (en inhibant les enzymes chargés de les détruire), des plantes qui agissent sur l’optimisation des récepteurs, des plantes qui agissent sur la recapture, etc. →

Autrement dit, les plantes sont au cœur de la complémentation pour se sortir d’une dépression (la micronutrition et un réajustement de l’hygiène de vie seuls ne suffisent pas → il faut sortir l’artillerie phyto!).

Voyons maintenant ce qui se passe au niveau physiologique lors de stress et finalement de la dépression.

Physiologie lors de la dépression

Dans l’organisme, l’agent stresseur peut être physique (blessure, intoxication, chirurgie, froid,….) ou psychique (peur, pression psychique) ;

Si le stress dure trop longtemps, la capacité adaptative du corps va finir par être dépassée (= charge allostatique trop importante. Voir cet article pour bien comprendre cette notion). 

Encore une chose importante → 

La réponse organique au stress met en jeu tous les systèmes organiques*, et la fragilité d’un seul de ces systèmes met en danger tout l’organisme →

Autrement dit, la meilleure façon de « conserver une bonne capacité d’adaptation au stress » est de veiller au bon fonctionnement de tous les systèmes organiques

C’est ce que vise l’hygiène de vie, le drainage ou nettoyage organique, la correction des carences, les techniques de gestion du stress, etc. (points hyper importants)

*Rappel des différents systèmes organiques (ou systèmes internes) :  

Un bon état de santé (physique et psychique) exige un bon fonctionnement des 3 grandes fonctions de survie de l’organisme (qui fonctionnent en synergie et s’influencent les uns les autres) :  

– Les fonctions d’adaptation au milieu, assurées par le système nerveux central (SNC) et le système nerveux végétatif (SNV).

– Les fonctions d’homéostasie du milieu intérieur, dépendant du système endocrinien (SE).

-Les fonctions de protection de survie du milieu, relevant du système immunitaire (SI). 

Ces 3 systèmes s’inscrivent eux-mêmes au travers 2 systèmes de soutien:  
– Le système de soutien corporel, représenté par l’ensemble du tissu conjonctif, qui sert de protection et de soutien des organes et cellules qu’il entoure..
Pour ex, le tissu glial, composé des cellules gliales qui représentent 90% des cellules du cerveau. Ces cellules gliales entourent les neurones, elles en assurent ainsi le soutien, l’approvisionnement en substances nécessaires à leur élaboration et la synthèse -entre autre- des neurotransmetteurs, ainsi qu’au nettoyage des neurones, leur défense…bactérienne, virale, etc. (via les cellules immunitaires que ce tissu glial accueille). On reparle de ce tissu glial plus loin. Mais comprenez déjà l’importance d’avoir un environnement neuronal optimisé pour que le fonctionnement neuronal soit lui-même de bonne qualité (point important).

– Le système de soutien fonctionnel, qui rend opérationnel l’ensemble des autres systèmes→
Ce système de soutien fonctionnel est représenté par le foie, les reins et l’intestin (les fameux émonctoires!), qui assurent notamment les fonctions d’excrétion et d’élimination de l’organisme
C’est d’ailleurs sur ce système de soutien fonctionnel qu’on agit lorsqu’on fait du drainage (= nécessité d’un environnement neuronal propre pour optimiser le fonctionnement de ses cellules! Point hyper important!).

Ce rappel de la nécessité de s’occuper de l’ensemble du fonctionnement organique pour se sortir d’une dépression (comme de n’importe quelle maladie) fait, poursuivons :

Lorsque le stress est bien géré par l’organisme (c’est-à-dire quand les capacités adaptatives de l’organisme ne sont pas dépassées), il y a une libération de cortisol, qui permet de remettre le corps en état ;

Si le stress s’arrête là, le cortisol revient dans des valeurs normales : tout va bien, le cortisol a fait son job: le corps peut reprendre son souffle ;

  Voir aussi cet article pour revoir les différents stades du stress  

Par contre, si le stress est mal géré (= si le stress a duré trop longtemps et continue de sévir), l’organisme se trouve en situation de désadaptation avec un cortisol qui monte trop (stade 1 ou burnin), et qui va finir par s’effondrer (stade 2, ce qui va finir par le burnout). 

Cliniquement, voilà ce que donnent ces 2 stades  (la flèche en bordeaux c’est le stade 1 et la flèche en rouge vif c’est le stade 2) :

  • Au 1er stade, l’épuisement arrive…lentement, au fil des mois voire des années →  le cortisol en excès est responsable d’anxiété, de dépression (avec déficit ou pas de dopamine et/ou de sérotonine), d’altérations du sommeil…plus ou moins importantes, idem pour la mémoire, la concentration, l’attention. Cela s’accompagne d’une déstabilisation d’1 ou de plusieurs des systèmes internes mentionnés plus haut, avec apparition de symptômes touchant le ou les systèmes déstabilisés (troubles de l’immunité, de la sphère endocrinienne comme par ex de la thyroïde, etc.). A noter que le taux de magnésium chute aussi.
  • Au 2ème stade (si on n’a pas réagi à temps), il y a une chute de cortisol (= par épuisement de sa synthèse par les surrénales) Cette chute de cortisol est responsable de dépression (avec déficit en dopamine), troubles du sommeil, perte de concentration, d’attention, trous de mémoire, grosse fatigue physique et psychique, déstabilisation de tous les systèmes internes. On appelle ça aussi le burnout…Le corps et l’esprit sont totalement épuisés, le corps « brule » (symboliquement). ( Précision: la prise en charge d’un sevrage de médicaments psychotropes n’est pas la même que celle d’une dépression).
Rappel des effets du burnout

Autrement dit, une part de la prise en charge pour se sortir d’une dépression vise aussi la régulation du taux de cortisol (point important)→

  • Il faut effectivement l’aider à baisser en stade 1 →  C’est là le rôle des plantes adaptogènes (avec aussi la relaxation et d’autres techniques de gestion du stress….à intégrer à la prise en charge) et des plantes agissant sur les récepteurs GABA (les fameuses plantes anti anxiété déjà citées plus haut) car optimiser le GABA permet effectivement de moduler le taux de cortisol (moduler = le faire descendre si il est trop haut et de le remonter si il est trop bas)
  • Et il faut effectivement l’aider à remonter ou à optimiser son action en stade 2 → C’est là le rôle de la réglisse, du cassis, etc. (et aussi des plantes ayant une action sur les récepteurs GABA, rappelez-vous)

Lors de ces 2 stades, il faut aussi penser à complémenter en magnésium. (point important)

  Pour en savoir plus sur le cortisol vous avez aussi cet article..  

Autre détail important avant de poursuivre→ 

On a vu dans ce chapitre que quand on souffre de dépression, c’est qu’on subit un stresseur depuis des mois et des mois et même plutôt des années (bien sur, parfois ça peut être un choc violent). C’est un processus long. Il faut donc se méfier des situations délétères qui perdurent. Et il faudra s’en méfier aussi à l’avenir une fois sorti de la dépression afin de vivre en paix et aussi éloigner les risques de rechute. Autrement dit, l’environnement pro, perso, familial, etc., doit être assaini aussi. Du moins celui ou ceux de ces environnements qui en ont besoin. Un d’un professionnel de la relation d’aide est également nécessaire (point important).

Voyons maintenant comment évaluer le degré de sévérité d’une dépression.

On va voir aussi dans ce chapitre comment évaluer un déficit en dopamine et/ou en sérotonine.

Évaluation du degré de sévérité de la dépression

Pour évaluer le degré de sévérité de la dépression, on a le questionnaire HAD (qui permet aussi d’évaluer le degré d’anxiété).

Pour info : l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) recommande de repérer une personne à risque dépressif grâce à 2 questions, que voici :

« Au cours des derniers mois,  
– Vous êtes-vous senti abattu, déprimé ou désespéré ?
– Avez-vous ressenti peu d’intérêt ou de plaisir à faire quoi que ce soit ? »  

Une réponse positive à au moins 1 question permet de suspecter un risque dépressif.  

Cette évaluation du degré de sévérité de la dépression permet donc de voir si les plantes et les micronutriments (complémentation) peuvent suffire pour optimiser la présence et l’action des neurotransmetteurs ou si la prise de médicaments psychotropes est justifiée (attention, pas d’automédication. C’est votre médecin votre prescripteur).

Pour évaluer le degré de sévérité de la dépression, on additionne donc les résultats des cases vertes (les cases grises, c’est pour évaluer l’état d’anxiété…. à comptabiliser aussi).

Si le score total des cases vertes est inférieur à 7, il n’y a pas (encore) de dépression.

Entre 8 et 14, la dépression est légère, disons qu’elle correspond au stade 1 du stress mal géré dont nous avons  parlé plus haut. Ici, une complémentation plantes et micronutriments suffit (les médicaments psychotropes ne sont pas indispensables).

Au-dessus de 15, par contre, les médicaments psychotropes sont justifiés (une prise en charge allopathique et médicamenteuse méritent aussi une optimisation de l’ensemble de l’environnement organique, n’oubliez pas. Point important).

En ce qui concerne, l’évaluation du statut en dopamine et en sérotonine, on a le questionnaire DS :

Rappelez-vous qu’au stade 1, il y a une élévation du cortisol qui engendre un déficit en sérotonine et/ou en dopamine ;

Et qu’au stade 2, l’excès de cortisol et finalement sa chute engendre un déficit en dopamine (par épuisement des surrénales) ;

Lors de la prise en charge pour se sortir d’une dépression (et de façon durable), on doit donc aussi combler ces déficits en dopamine et/ou en sérotonine..

Il faut donc bien les évaluer pour bien choisir la complémentation (plante ou micronutriments).

Questionnaire Dopamine et sérotonine
Questionnaire Dopamine et sérotonine

Si le score dopamine ˃ à 19, il y  a un déficit en dopamine (complémentation nécessaire).

Si le score sérotonine ˃ à 19, il y  a un déficit en dopamine (idem).

Si les 2 scores sont ˃ à 19 : complémentation nécessaire pour les 2. Et on commencera par otpimiser la sérotonine…La dopamine sera prise en charge ensuite (pour info: en optimisant la sérotonine, la dopamine remontra aussi! C’est d’ailleurs pur ça qu’on commence par travailler sur le statut en sérotonine :-))

Voyons maintenant les grandes lignes de la prise en charge incluant les infos qu’on a vues jusqu’ici.

Les grandes lignes de la prise en charge pour se sortir d’une dépression et de façon durable

La prise en charge pour se sortir d‘une dépression (et de façon durable) est donc large→

Elle commence par chercher et prendre en charge toutes les situations organiques pouvant engendrer une baisse de capacité d’adaptation au stress→ Carences en acides aminés, vit, minéraux, oligoéléments,…(complémenter si déficit constaté) ? Pathologie particulière ? Inflammation (qui optimise aussi l’inflammation neuronale dont nous avons déjà parlé) ? Candidose chronique? Infections froides ? Fibromyalgie ? Dérèglement hormonal (lié à la ménopause, l’andropause, l’endométriose, le syndrome pré mensuel, etc.)? Problème thyroïdien ? Encrassement organique ? Déficience émonctorielle? (rappel : l’inflammation contrarie aussi la détox hépatique) Stress oxydatif ++? Déséquilibre acido-basique ? Problème gastro-intestinal ?(gastrique, pullulation bactérienne, candidose, hyper porosité de la muqueuse, syndrome de l’intestin irritable, dysbiose, inflammation, constipation, colites, intolérances alimentaires, mauvaises digestions, etc.) Surpoids important ? Etc.

Précision : moins il y a de fer, plus il y a de risque de dépression. La carence en fer doit être vérifiée (ferritine) et corrigée si besoin (point super important)

Autre précision, mais concernant la constipation : elle induit une décomposition bactérienne du tryptophane, le rendant inactif. Ce qui impacte négativement la synthèse de sérotonine (car le tryptophane est le précurseur de la sérotonine, rappelez-vous).  

Cette prise en charge doit aussi réajuster l’hygiène de vie, dont celle alimentaire et intestinale

Pour rappel: les neurotransmetteurs sont fabriqués à partir d’acides aminés, et cette synthèse est également dépendante de cofacteurs tels le fer….déjà mentionné au dessus, le cuivre, le zinc, etc. Tous ces micronutriments sont issus du bol alimentaire. S’il y a carences, en plus de complémenter, il faut penser à améliorer le contexte alimentaire, et digestif pour optimiser leur assimilation intestinale (Point à noter).

Cet ajustement de l’hygiène de vie doit aussi inclure du mouvement (un peu de marche au début), une meilleure oxygénation (grâce au mouvement, à l’optimisation de la respiration, etc.), des techniques de gestion du stress (psychothérapie adaptée, méditation, relaxation, contacts humains bienveillants, soleil, etc.), un soutien énergétique (acupuncture, ostéopathie, soleil, contacts avec la nature, etc.), etc.;

Le but de l’ensemble de ces réajustements étant d’optimiser le fonctionnement neuronal par une amélioration du fonctionnement de l’ensemble des systèmes organiques* (qui interagissent et s’influencent constamment les uns les autres, rappelez-vous).

  *Pour exemple : Comme déjà indiqué, les neurones sont eux-mêmes soutenus et secondés par le tissu glial. Ce dernier doit donc lui-même être de qualité, c’est-à-dire bien approvisionné en micronutriments (pour lui-même et pour en transmettre aux neurones que ces derniers puissent assurer leur activité). Il doit également être « bien propre » (= pas surchargé de toxines), protégé de l’inflammation, du stress oxydatif ++, du déséquilibre acido-basique, des infections bactériennes ou virales, etc.. Il est donc lui-même dépendant de la bonne santé de son environnement.
Vous comprenez mieux maintenant l’importance d’une stratégie thérapeutique large, et pas juste fixée sur ce qui se passe au niveau cérébral ? C’est ça qu’on nomme « optimiser le terrain » :-)  

Au niveau de la complémentation spécifique à l’axe cérébral, la prise en charge thérapeutique vise une régulation du taux de cortisol (plantes et micronutriments), combler les déficits en sérotonine et/ou en dopamine (idem), optimiser leur synthèse et leur présence au niveau synaptique (plantes), synthèse également dépendants de cofacteurs tels le fer (ne l’oubliez pas!), le zinc, le cuivre, la vit B6, B9, B12 et C. (micronutriments en compléments)

(Le stockage de ces neurotransmetteurs est aussi dépendant du magnésium).

Quant à la santé des récepteurs au niveau neuronal, elle est dépendante de la qualité des acides gras et des antioxydant (alimentation et micronutriments en compléments)

Voir schéma du dessous pour bien comprendre la nécessité de la présence suffisante de ces cofacteurs, de ces acides gras et des antioxydants.

A cette complémentation spécifique, on peut ajouter des plantes agissant sur l’anxiété ou sur ses somatisations….cardiaques, et/ou neuromusculaires et/ou digestives ;

Des plantes optimisant le le sommeil, si besoin ;

Des plantes permettant de prendre en charge la fatigue, les troubles cognitifs, les addictions (alimentaires ou autre), la perte d’appétit, etc. ;

Un apport considérable en magnésium et de vit du groupe B est évidemment incontournable.

Encore une chose: je vous rappelle déjà que tout trouble hormonal féminin (en lien avec la ménopause ou autre), tout trouble thyroïdien, toutes situations d’inflammation doivent être également prise en charge quand on veut se sortir d’une dépression et de façon durable.

Voilà, cette fois j’ai fini.

(je réfléchis à un moyen de vous préparer un support complémentation spécifique pour se sortir d’une dépression, qui serait donc un mise en pratique de cet article. Je vous tiens au courant…).

Encore une chose, n’oubliez pas de partager cet article « sortir d’une dépression, solution naturelle » avec vos amis, collègues et/ou réseaux préférés.

Vous pouvez aussi commenter plus bas.

Sur ce je vous dis à très vite :-)

Véronique

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8 commentaires

  1. Sylvie Thiell 15 octobre 2020
  2. Adrien 2 octobre 2020
    • Véronique Duivon 3 octobre 2020
  3. Cecile Saint vanne 27 septembre 2020
    • Véronique Duivon 28 septembre 2020
  4. Mireille Cauchoix 25 septembre 2020

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