Les bonnes associations alimentaires, en pratique

Les bonnes associations alimentaires permettent d’améliorer les digestions et la santé de la sphère digestive, entre autre…

(Article 2 sur 2)

Dans le 1er article de cette série consacrée aux associations alimentaires, nous avons parlé de la dissociation…(voir Dissociation alimentaire, le pour et le contre)

Nous en avons ainsi vu le procédé, l’objectif et ses effets sur le corps, ainsi que les situations où elle peut être envisagée et celles où il est préférable de s’abstenir..

Rappel article 1 : Bien utilisée, la dissociation alimentaire permet de rapidement mieux digérer, d’améliorer la santé digestive, d’éliminer des toxines,…

Dans ce 2ème article, nous allons découvrir les associations alimentaires qu’il est préférable d’éviter

Nous verrons ensuite comment associer au mieux les différentes catégories d’aliments.

Mais avant cela, rappelons déjà l’objectif de ces bonnes associations.

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Les bonnes associations alimentaires, pour quoi faire ?

Bien associer les différentes catégorie d’aliments à un même repas permet déjà d’obtenir des digestions ni trop longues, ni trop rapides, c’est-à-dire mesurées.

Rappel :

  • Les digestions trop longues génèrent des fermentations et les putréfactions du bol alimentaires, à l’origine d’une fragilisation de la muqueuse gastro-intestinale, d’une surconsommation d’énergie et d’une surcharge de travail du système neuro-végétatif.
  • Les digestions trop rapides finissent par créer des carences car elles entravent l’assimilation intestinale des nutriments.
  • Les digestions mesurées permettent de palier à tous ces désagréments.

Rappelez vous aussi que de ne pas trop « se remplir le ventre » et de manger des aliments de qualité est nécessaire aussi pour optimiser les digestions.

Savoir associer judicieusement les féculents et les protéines (de façon à ce que le mélange reste digeste) permet en outre d’optimiser l’assimilation cellulaire des acides aminés, ainsi que l’assimilation hémato encéphalique du tryptophane.

Rappel de l’article 1 : le tryptophane est nécessaire à la synthèse cérébrale de sérotonine qui est notre antidépresseur naturel, qui stabilise nos humeurs, notre sommeil et nous fait penser positivement.

À noter : 95% de la sérotonine est aussi synthétisée au niveau des intestins…. quand ces derniers ne sont pas détériorés par une alimentation et/ou des mélanges inadaptés.

En résumé, bien combiner les différentes catégories d’aliment à un même repas permet d’optimiser la santé intestinale, le fonctionnement organique mais aussi psychique.

Les combinaisons alimentaires à éviter, en résumé

Les associations alimentaires suivantes ne sont  pas adaptées car elles perturbent certaines étapes digestives :

  • Des fruits crus lors (ou en dessert) d’un repas contenant des farineux et/ou des aliments protéiques. Hormis l’ananas, qui s’associe très bien avec des aliments protéiques car il contient enzymes protéolytiques, c’est à dire des enzymes qui aident à digérer les protéines.
    L’ananas est toutefois à éviter quand le repas contient d’amidons ou farineux (pâtes, pain, riz, pommes de terre…). L’ensemble va fermenter.
  • Les aliments acides (tomate, vinaigre, yaourt, vin,…) associés aux amidons (pâtes, pain, riz, pommes de terre…): l’acidité entrave la digestion des amidons.
  • Une même quantité de farineux (pâtes, pain, riz, pommes de terre…) associée à une même quantité d’aliments protéiques (viande, œuf, poisson) n’est également pas conseillée.
  • Les graisses (beurre, huiles cuites,…) associées aux aliments protéiques : elles retardent la digestion gastrique des protéines.

Voyons maintenant comment consommer les fruits.

Nous verrons ensuite comment associer au mieux les féculents (ou amidons) avec les protéines.

Les fruits, avec quoi peut-on les associer?

Les fruits crus (frais et secs), on commence par les sortir des repas, hormis si le repas est seulement composé de fruits, où s’ils sont associés à des oléagineux (amandes, noisettes,…), et/ou des légumes verts, et/ou des fromages frais (yaourt, fromage blanc, faisselle…)…

La façon la plus simple de consommer les fruits frais ou secs est de les prendre en collation (10h/11h et 17/18h idéal, c’est-à-dire 1h minimum avant les repas et pas moins de 4 à 5h après).

En revanche, les fruits doux cuits (compotes, pommes au four, tartes aux fruits doux…) sont très bien tolérés lors ou en fin de repas (dessert)

Quant aux fruits oléagineux (amandes, noisettes,…), ils s’associent très bien aux fruits (frais, secs ou cuits) mais aussi aux farineux (riz, autres céréales, pomme de terre, etc.).

Les avocats et les olives (tous les deux des fruits gras) s’associent qavec tout.

Rappel : évitez la tomate, la sauce tomate (le vinaigre, le yaourt) lors d’un repas constitué d’amidons.

Poursuivons avec l’association amidons (=féculents) et protéines.

Association amidons et protéines

En fait, il existe des protéines « fortes » et des protéines « faibles »… (Le terme « fort » ou « faible » étant lié à la concentration de protéines de l’aliment)

Il existe aussi des amidons forts et des amidons faibles (Le terme « fort » ou « faible » étant lié à la concentration d’amidon de l’aliment, ou au mode préparation)

  • Protéines fortes : viandes, poissons, volailles, coquillages, crustacés, œufs, fromages cuits, comté,…
  • Protéines faibles (végétales ou animales) : soja, lentilles, pois chiches, haricots (rouges, blancs,…), champignons, algues, amandes, noisettes, sésame, avocat (également fruit gras)…yaourts, fromages blancs, caillés, chèvres ou brebis frais, petits suisses, ricotta,…
  • Amidons forts (ou farineux forts) : pâtes, pain, blé, semoule, riz, épeautre, orge, seigle, sarrasin, millet, amarante, maïs,…
  • Amidons faibles (ou farineux faibles): biscottes, pilpil, boulgour, flocons de céréales, galettes de riz, potimarrons, potirons, pommes de terre, patates douces, châtaignes,…

En ce qui concerne l’association protéine forte et amidon fort, il faut systématiquement éviter une même quantité de l’un et de l’autre à un même repas.

Ainsi, la règle des proportions s’offre à nous.

Dans celle ci, on choisit une dominante au repas : ou protéique, ou farineuse.

  • Si c’est protéique (viande, poisson, œuf, fromage,…), on ajoute une petite part de farineux fort (pâtes, pain, blé, semoule, riz,..) : 3/4 de protéine forte pour 1/4 de farineux fort.
  • Si c’est farineuse, les proportions s’inversent : 3/4 de farineux fort pour 1/4 de protéine forte.

En ce qui concerne l’association protéine faible ou amidon faible, on n’utilise pas la règle des proportions, mais la règle des concentrations.

  • Dans celle-ci, on associe une protéine faible végétale (algues, lentilles, champignons, …) à un amidon fort.
  • Ou bien on associe un amidon faible (galettes de riz, potimarrons, potirons, pommes de terre, patates douces, châtaignes,…) à une protéine forte.

À noter que pour l’association légumineuse (soja, pois chiches, lentilles,…) et autre genre d’amidon, il faut quand-même respecter la règle des proportions pour que l’assiette reste digeste : pas plus de 1/5 de légumineuse pour 4/5 de l’autre type d’amidon.

Précisons :

  • Pensez à toujours ajouter à ces associations protéines/amidons des légumes crus en entrée et des légumes cuits en accompagnement.
  • Utilisez des huiles végétales de qualité (olive,…bio et de 1ère pression à froid) pour l’assaisonnement et pour la cuisson. Vous pouvez ajouter du citron aux assaisonnements.
  • En dessert, pensez aux fruits cuits (compotes, pommes au four), aux tartes aux pommes maison, mais aussi à quelques biscuits bio, à quelques oléagineux, à 1 ou 2 carrés de chocolat, au choix.
  • Ne buvez pas trop durant les repas, cela dilue les enzymes digestifs

Voilà, vous savez maintenant comment organiser au mieux vos repas pour qu’ils restent digestes, et tout en permettant d’optimiser l’ensemble du fonctionnement organique.

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Encore une chose, si vous souffrez d’un syndrome de l’intestin irritable (SII) ou si vous cherchez à en savoir plus sur ce trouble et sur sa prise en charge , je vous conseil de lire une série d’article dont le 1er article se trouve ici

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Si vous avez des questions, des témoignages, etc., n’hésitez pas à vous servir de la partie commentaires

Et puis si vous avez aimé cet article sur les associations alimentaires, je vous invite à le partager avec votre communauté Facebook, Twitter…ou autre

Sur ce je vous dis à très vite ;-)

Véronique

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26 commentaires

  1. delpit 14 septembre 2020
    • Véronique Duivon 16 septembre 2020
  2. Marie-Anne 23 juin 2020
    • Véronique Duivon 1 juillet 2020
  3. Béranger Vercoutere 2 juin 2020
    • Véronique Duivon 5 juin 2020
  4. Séverine 12 avril 2020
    • Véronique Duivon 13 avril 2020
  5. Mohammed Oubejja 11 avril 2020
    • Véronique Duivon 13 avril 2020
  6. leslie 17 janvier 2020
    • Véronique Duivon 18 janvier 2020
  7. Kieller 5 juillet 2019
    • Véronique Duivon 7 juillet 2019
  8. caroline kehres-jonca 7 mars 2019
    • Véronique Duivon 7 mars 2019
  9. Diététique 3 mai 2018
    • Véronique Duivon 6 mai 2018
  10. Jocelyne 22 juin 2017
    • Véronique Duivon 22 juin 2017
  11. Medicine student 11 février 2017
  12. Amin 13 août 2016
    • Véronique Duivon 13 août 2016
  13. Anne-Marie CK 10 août 2016
    • Véronique Duivon 11 août 2016

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