Taux de cortisol et stratégie anti-stress

Le taux de cortisol est au cœur des stratégies anti-stress..

Avant de vous parler de la nécessité de ramener le cortisol dans des valeurs de référence lors de la  prise en charge des états de stress, je vous rappelle que vous avez cet article. Il vous permettra de vous remémorer les différents stades – ou phases – du stress.

Je vous remets aussi ci-dessous un tableau récapitulatif de ces différentes phases, et surtout, de leurs caractéristiques en termes de production (cortisol, adrénaline, sérotonine et dopamine) et de consommation de magnésium (pour l’explication de cette chute de magnésium, voir en fin d’article).

Taux de cortisol, entre autre..

Notez que dans le burn-in, le taux de cortisol a dépassé les doses physiologiques (il a augmenté++), ce qui engendre de l’anxiété, voire de la dépression (avec un déficit de dopamine et/ou de sérotonine).

Précisions: Quand quelqu’un subit un événement stressant, son taux de glucocorticoïdes sanguin augmente. Le stress entraîne une activation de l’hypothalamus qui sécrète alors l’hormone CRH (pour «corticotropin-releasing hormone»). Cette hormone amène à son tour l’hypophyse à produire l’hormone ACTH (adrénocorticotropine) qui circule dans le système sanguin et atteint les glandes surrénales où elle provoque le relâchement de cortisol. Ce processus forme une boucle de rétroaction négative où l’excès de cortisol active les récepteurs aux glucocorticoïdes du cerveau et supprime la production de CRH. Cependant, chez les personnes en stress chronique, ou sérieusement déprimées, cette boucle ne fonctionne plus d’où une production excessive de CRH et donc de cortisol..

Encore une chose: Le stress chronique et/ou un haut taux de glucocorticoïdes chez le rat altère certains de ses récepteurs sérotoninergiques (augmentation des récepteurs corticaux 5-HT2a et diminution des récepteurs 5-HT1a dans l’hippocampe). (Ces perturbations au niveau des récepteurs semblent vraies aussi pour ceux à dopamine). Ces mêmes changements sont observés chez des personnes victimes de suicides ou de maladies provoquant une hypersécrétion de glucocorticoïdes. Autrement dit, l’excès de sécrétion de cortisol altère l’action de la sérotonine

Dans burn-out, ce taux de cortisol a fini par chuter (= les surrénales se sont épuisées à force de réagir), ce qui engendre, en plus des symptômes anxio-dépressifs, un épuisement physique (avec déficit ++ de dopamine), psychique et émotionnel…

Autrement dit, dans le Burn-out, en plus de la sphère psychique, la sphère physique est touchée de plein fouet. :-(

Voir ce schéma pour mieux comprendre:

La croix verte dans le schéma est là pour préciser qu’une stratégie anti-stress a pour 1er objectif de ramener le taux de cortisol dans des valeurs physiologiques (en plus d’optimiser le statut et l’action des neurotransmetteurs et d’apaiser les symptômes engendrés par le stress, comme par exemple les somatisations digestives, les somatisations cardiaques, etc.).

C’est-à-dire qu’une stratégie anti-stress doit permettre d’éviter que le cortisol ne monte trop lors de la phase de résistance (= d’où un stress bien géré),

Ou doit le faire descendre lors du burn-in (parce qu’il est toxique en excès et qu’il va aussi finir par chuter),

Ou encore le faire remonter lors du burn-out (ou du moins optimiser son action en optimisant l’efficacité des récepteurs à cortisol, par ex) afin de repasser au stade précédent…dans  un 1er temps,

C’est là le rôle des plantes adaptogènes dont je vous reparlerai bientôt.

A noter: il existe un test salivaire pour évaluer le taux de cortisol. Il se fait dans n’importe quel labo. Il coute en gros 45 euros. Il peut servir, par exemple, pour voir un symptôme ou un dysfonctionnement n’est pas qu’une conséquence du stress. En effet, un taux de cortisol élevé inhibe le système immunitaire (d’où de possibles infections à répétition), dont celui protégeant le tube digestif (d’où de possibles développement de pathogènes, d’allergies et/ou d’intolérances alimentaires). Il perturbe aussi la synthèse des hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie alors possible).  Il fait prendre du poids. Il crée également une résistance à la perte de poids (même si on ne mange que de la salade !). L’évaluer peut donc permettre de ne pas se tromper de cible lors du choix d’un stratégie thérapeutique. Exemple: si on a tendance à grossir, ou si on souffre hypothyroïdie, voir si ce n’est pas une conséquence du stress. Et prendre ce dernier en charge en priorité si il est effectivement à l’origine du problème ..

Encore une chose : lors de la prise en charge du stress chronique, les plantes ne font pas tout,

Elles doivent être intégrées dans une stratégie plus large, où les techniques de gestions du stress (voir la liste en dessous) et l’ensemble de la santé organique sont largement mis en avant..

  • La pratique régulière d’une activité physique (libération d’endorphines + augmentation de la synthèse de sérotonine, etc.) 
  • De bonnes nuits de sommeil
  • Des expositions régulières à la lumière, des contacts avec la nature…
  • Selon les gouts, les besoins, les possibilités environnementales : yoga, méditation, relaxation, sophrologie, psychothérapie adaptée, approches énergétiques spécifiques (acupuncture,…), massages bien-être, etc.

Concernant la fuite de magnésium induite par le stress : Du point de vue biologique, le stress commence par faire monter le taux de calcium dans le sang (calcémie) suite à l’action des hormones de stress : adrénaline et cortisol. Le calcium pénètre alors dans les cellules en expulsant le magnésium qui s’y trouvait ce qui entraine une hyperexcitabilité musculaire (tensions musculaires, contractures, crampes), ainsi qu’une montée du taux de magnésium circulant dans le sang. Les reins se mettent à l’éliminer cet excès, ce qui entraîne une baisse importante des réserves organiques en magnésium. Cette baisse de magnésium est responsable d’une aggravation de l’état de stress de la personne. Ce qui fait monter encore davantage le taux de calcium circulant qui pénètre alors dans les cellules en expulsant le magnésium, etc. C’est le «cercle vicieux du stress». Tout ça pour rappeler pourquoi un apport de magnésium est également INDISPENSABLE dans une prise en charge du stress (accompagnement d’un sevrage de médicaments psychotropes inclus)

A très vite pour la suite

Véronique

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