Médicaments psychotropes, petit tour d’horizon

Les différents groupes de médicaments psychotropes

Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est un rappel des différents groupes de médicaments psychotropes…

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Les “médicaments psychotropes” sont des médicaments utilisés pour traiter les troubles psychiques.

Ils sont habituellement classés en 5 grands groupes:

       les antidépresseurs

      les neuroleptiques (dits aussi antipsychotiques),

       les anxiolytiques (tranquillisants) et les hypnotiques (somnifères)

       les stabilisants de l’humeur (dits aussi régulateurs de l’humeur ou thymorégulateurs ou parfois normothymiques).

       Des médicaments dits correcteurs (parfois utilisés avec certains psychotropes dans le but de corriger certains des effets indésirables de ces derniers)

Commençons par rappeler ce qu’est un médicament psychotrope

Les cellules nerveuses ou neurones synthétisent des substances appelées neurotransmetteurs, principalement  la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline.

Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones..

Une fois libérés dans la fente située entre 2 neurones (= fente synaptique), les neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine,..) sont inactivés par des enzymes, et/ou recapturés par des transporteurs du neurone A (pour être détruits ou réutilisés), et/ou se fixent à des récepteurs.

On observe une perturbation de ces neuromédiateurs dans certains troubles comme les troubles dépressifs, les troubles anxieux, les troubles bipolaires ou les troubles schizophréniques

Les médicaments psychotropes (qui agissent donc sur ces neurotransmetteurs) sont utilisés pour lutter contre les troubles psychiques..

A noter: lors d’un accompagnement sevrage en phyto/micronutrition, en parallèle d’une diminution judicieuse des médicaments, on optimise la synthèse des neurotransmetteurs (micronutrition) et/ou on en limite la destruction ou la recapture (et ce grâce aux plantes). On observe aussi le taux de cortisol…dont on va éviter un taux trop élevé (grâce aux plantes et aux outils de gestion du stress)..

Les médicaments psychotropes ont aussi des effets autres que psychiques, ce qui explique d’ailleurs certains de leurs effets indésirables.

A noter que l’objectif d’un traitement par médicament psychotrope n’est pas de normaliser la pensée ou de modifier la personnalité. Le 1er objectif est de soulager la souffrance de la personne et de diminuer les troubles psychiques afin qu’elle vive mieux

Les médicaments ne résument pas non plus le traitement : le médecin, psychiatre ou généraliste, après avoir identifié les symptômes d’un trouble psychique peut prescrire (si besoin) un traitement par médicament psychotrope.

Il propose en outre un accompagnement psychologique et médical pendant la durée du traitement (évaluation des effets bénéfiques et surveillance des effets indésirables).

Le traitement des troubles psychiques fait donc appel à de multiples moyens (en dehors des médicaments) : contacts réguliers avec des soignants, psychothérapie, réhabilitation psychosociale, accompagnement social, entraide mutuelle, etc. Le dialogue est essentiel..

Passons maintenant aux 5 groupes de médicaments psychotropes…

Les antidépresseurs

Les antidépresseurs sont des médicaments psychotropes principalement utilisés depuis les années 1960 dans le traitement de la dépression.

Ils sont aussi utilisés dans le traitement de troubles anxieux, de douleurs chroniques ou de phases dépressives dans les troubles bipolaires..

Le but du traitement de la dépression est de soulager la souffrance et la tristesse, de diminuer les conséquences physiques, psychiques et relationnelles ainsi que le risque suicidaire.

Quel que soit le niveau de dépression, la prise en charge repose en 1er lieu sur un soutien psychologique qui peut être conduit par le médecin traitant, un psychologue ou un psychiatre pour les cas complexes et/ou sévères. Il suffit parfois à surmonter un épisode dépressif léger ou modéré.

Les médicaments antidépresseurs sont à envisager en cas de dépression sévère ou prolongée.

Dans les troubles anxieux, les traitements non médicamenteux (thérapies cognitivo-comportementales (TCC), relaxation, etc.) sont à privilégier. Les antidépresseurs sont à envisager lorsque ces thérapies ne suffisent pas ou ne sont pas disponibles.

Les antidépresseurs appartiennent essentiellement à 3 familles : les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS tel le Prozac®, et IRSNA, ces derniers bloquant également la recapture de la noradrénaline), les antidépresseurs de première génération (imipraminiques, IMAO) et les autres antidépresseurs

A noter encore : Pour commencer un sevrage d’antidépresseur(s) et/ou d’anxiolytiques, il faut déjà se sentir bien depuis au moins 6 mois. Commencer trop vite (avant 6 mois donc minimum de mieux être) est le principal facteur de rechute. Le médecin (généraliste ou psychiatre) donnera le feu vert, le jour où il vous sentira prêt.

Les neuroleptiques

Les neuroleptiques ont été utilisés pour la 1ère fois en psychiatrie dans les années 1950.

Ils ont changé radicalement le traitement des troubles dits psychotiques (par exemple idées délirantes ou hallucinations) en soulageant notamment des angoisses profondes, des perturbations du fonctionnement psychique qui leur sont liées et des états d’agitation.

Les buts des neuroleptiques, intégrés dans une prise en charge globale sont de diminuer la souffrance de la personne, d’améliorer son fonctionnement psychique du point de vue affectif, relationnel et social tout en  diminuant aussi  le risque suicidaire.

Les neuroleptiques ont aussi des effets autres que psychiques, ce qui explique certains effets indésirables et certaines utilisations.

Les stabilisants de l’humeur

Les stabilisants de l’humeur (dits aussi thymorégulateurs ou normothymiques) sont des médicaments psychotropes utilisés dans le traitement des troubles bipolaires et de certains troubles dépressifs.

Les stabilisants de l’humeur sont principalement utilisés pour prévenir les récidives d’épisodes maniaques ou dépressifs chez les personnes souffrant de trouble bipolaire.

Le lithium est le stabilisant de l’humeur de référence.

Certains antiépileptiques sont aussi utilisés pour leur effet stabilisant de l’humeur

Une association de plusieurs stabilisants de l’humeur est parfois utilisée.

Chacun de ces médicaments expose à des effets indésirables et nécessite une surveillance et des précautions, en particulier en cas de prise d’autres médicaments qui peuvent augmenter ou diminuer leurs effets.

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques (ou tranquillisants) sont généralement utilisés pour soulager l’anxiété, les troubles anxieux, mais aussi les troubles du sommeil.

Les anxiolytiques sont principalement des benzodiazépines (et apparentés).

Certains antidépresseurs, des antihistaminiques, des bêtabloquants et certains neuroleptiques sont aussi utilisés pour soulager des symptômes anxieux.

Les hypnotiques (ou somnifères) sont utilisés pour traiter les troubles du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils fréquents ou précoces). Ils sont aussi principalement des benzodiazépines (ou apparentés) et certains antihistaminiques.

Les benzodiazépines ne sont efficaces que sur de courtes durées. Au-delà, leur efficacité diminue et leurs effets indésirables persistent (troubles de la mémoire, chutes…surtout chez les personnes âgées, risque de démence, etc.).

Parmi les benzodiapines les plus prescrits dans l’anxiété, on trouve: le bromazépam (Lexomil®), le prazépam (Lysanxia®), le lorazépam (Temesta®), le clorazépate (Tranxene®), le diazépam (Valium®)….Parmi les anxiolytiques non-benzodiazépines, on trouve : l’hydroxyzine (Atarax®), qui est à l’origine une molécule antihistaminique..

Des médicaments dits correcteurs

Des médicaments dits correcteurs sont parfois utilisés avec certains médicaments psychotropes dans le but de corriger certains de leurs effets indésirables.

Les personnes prenant un neuroleptique, surtout à forte dose, souffrent parfois d’effets indésirables neurologiques dits parkinsoniens car ils ressemblent aux symptômes de la maladie de Parkinson, principalement tremblements et rigidité musculaire, lenteur et diminution des mouvements.

Quand l’arrêt ou une diminution des doses de neuroleptique n’est pas possible, l’ajout d’un médicament dit correcteur est parfois justifié, pour diminuer la gêne occasionnée par ces effets indésirables.

Les médicaments dits correcteurs réduisent principalement les tremblements et la rigidité musculaire. Ils ont des effets indésirables, notamment neuropsychiques qui peuvent s’ajouter à ceux d’autres psychotropes.

Voilà pour votre petit mémo des différents groupes de médicaments psychotropes…

Sur ce, je vous dis à très vite

Véronique

Ps: N’hésitez pas à vous exprimer, à nous faire profiter de votre expérience, à poser vos questions, etc,..La partie commentaires vous attend plus bas…

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2 commentaires

  1. marie 31 mai 2019

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