Bouffées de chaleur d’un point de vue physio..

La physio des bouffées de chaleur de la ménopause..

(article spécial naturo…mais pas que ;-))

65 à 70% des femmes se plaignent de bouffées de chaleur au moment de la ménopause.

Et certaines de ces femmes se tournent vers les approches naturelles pour régler le problème.

Si vous êtes comme moi, comprendre les mécanismes à l’origine des bouffées de chaleur est important.

Déjà pour nourrir une curiosité sans fond, mais aussi pour bien comprendre le fondement des stratégies phyto/micronutrionnelles qu’on est amené à relayer en consultation.

Avec l’article d’aujourd’hui, je vous propose donc de voir ou revoir qu’est-ce qui crée ces bouffées de chaleur.

Pour leur prise en charge thérapeutique, on verra ça plus tard..

Bouffées de chaleur, mécanisme

On a un centre de régulation de la température thermique situé dans l’hypothalamus*.

*L’hypothalamus est un centre nerveux localisé dans la partie ventrale du diencéphale. Il intègre les informations reçues de thermorécepteurs. La région postérieure de l’hypothalamus semble responsable de la lutte contre une diminution de température (froid), alors que sa région antérieure semble contrôler la lutte contre une augmentation de température (chaud). Dès que la température centrale s’écarte de la température de référence de plus ou de moins 1°C, une réponse thermorégulatrice est induite.

Comme expliqué dans l’encart du dessus, la régulation de la température corporelle provient d’un comparatif entre la température extérieure et la température centrale au niveau du centre de régulation.

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Au niveau de ce centre de régulation, l’équilibre entre la sérotonine et la noradrénaline permet avoir une zone de neutralité thermique.

Cette zone de neutralité thermique évite les montées brutales et anarchiques de la température….comme les bouffées de chaleur.

Au moment de la ménopause, la chute des œstrogènes entraine une chute de la sérotonine..

(De là aussi les troubles de l’humeur, la nervosité, les problèmes de sommeil, les envies de grignoter, les pulsions de sucre, etc. ),

Cette chute des œstrogènes entraîne également une perturbation de la capture de la sérotonine aux niveau des récepteurs de la sérotonine de ce centre de régulation.

Autrement dit, l’équilibre entre la sérotonine et la noradrénaline est sérieusement perturbé et le centre de régulation réagit en enclenchant des variations brutales de température.

Voilà pour les explications.

Que retenir de tout cela ?

Une chose surtout: lors de la prise en charge des bouffées de chaleur de la ménopause, et surtout si la femme ne peut pas prendre de phyto-œstrogènes pour des raisons d’antécédents de cancer hormono-dépendants, il faut penser à optimiser le statut en sérotonine de façon à rééquilibrer la balance sérotonine/noradrénaline..(on verra comment optimiser ce statut bientôt. Vous pouvez aussi me dire comment vous vous y prenez en commentaire. Tout le monde pourra en profiter ;-))

Rappel: Les symptômes de la ménopause sont la conséquence de la carence estrogénique : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles urinaires (tels que la difficulté à évacuer l’urine, l’incontinence urinaire ou l’impériosité mictionnelle), diminution de la taille des seins et de l’utérus,…

Encore une chose, n’hésitez pas à partager avec vos amis ou vos réseaux préférés.

Véronique

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