Une ancienne alcoolique de la bouffe témoigne

Hyperphagie et naturopathie: une thérapeute témoigne de son parcours face à la maladie et de son retour à la vie…

Voici le témoignage d’Irène Lorient, une élève naturopathe en fin de cursus, ayant longtemps souffert dhyperphagie (et de surpoids) et ayant su combiner l’allopathie et la naturopathie pour se débarrasser de son trouble..

Ce témoignage me semble important car il rappelle que les TCA (troubles du comportements alimentaires) sont de vraies pathologies physiologiques (influant sur la psychologie), et que les cas les plus graves nécessitent une approche allopathique…

A cette approche allopathique, il faut bien sur ajouter une approche hygiéniste de façon à rééquilibrer le terrain et retrouver un vrai état de santé..

C’est donc un témoignage plein d’espoir, et d’infos, pour ceux et celles qui souffrent de TCA ainsi que pour les naturopathes qui sont bien souvent désarmés devant de tels troubles.. 

Et puis encore merci à Irène pour sa présence sur ces pages, et pour son si généreux témoignage..

 

En 2014, j’ai commencé une formation en naturopathie. J’étais libérée de mon TCA depuis 2 ans. Pendant plus de 30 ans, j’avais souffert de boulimie de type hyperphagique, sans vomissement ni autre technique compensatoire. Je suis donc devenue obèse, 40 kg de trop environ. Des pulsions alimentaires qui portaient sur le sucre, surtout le sucre+gras, mais aussi le fromage, la malbouffe et le plaisir en général. Je disais à tous les thérapeutes qui tentaient de m’aider que j’étais une alcoolique de la bouffe. 2 ans avant le début de ma formation donc, j’ai enfin été libre d’appliquer le changement alimentaire dont je rêvais et que les divers nutritionnistes, naturopathes, endocrinologues, diététiciens m’avaient enseignés. Je cherchais un complément d’information pour me nourrir encore mieux. La naturopathie m’a semblé la meilleure approche, même si elle m’avait longtemps été inaccessible. Depuis, j’ai perdu mon surpoids, mon alimentation est de type hypotoxique. Je l’ai adaptée à moi, mon ressenti, mes convictions, en tenant compte et en “mixant” tout ce que j’apprends dans mes recherches et mes études. Quand on me demande, avec un peu d’humour, je dis : « Vous savez ce que mangent les chimpanzés ? Ils mangent des feuilles, des racines, des fruits, des graines, des noix et de petits animaux. Je suis revenue à mes origines. C’est un peu caricatural mais pas si éloigné. Bien sûr, vivant dans notre monde, dans mon milieu social, amical, familial, tout le reste n’a pas été supprimé complètement mais je le réserve à des moments spéciaux, repas entre amis, famille, invitation et parfois restaurant. La grande différence c’est que maintenant, je ne suis plus dépendante des plaisirs de manger, plus frustrée de revenir à mon alimentation saine. J’ai banni depuis longtemps le mot « perfection » de mon langage, mais je suis enfin capable de respecter ce que mon organisme me réclame : une alimentation de qualité et adaptée à ma qualité d’Humain. En revanche, le mot “santé” fait enfin partie de mon vocabulaire. Libre enfin de mes mouvements et de la douleur que représente le sport pour une obèse. De bonnes analyses, baisse de moitié (pour l’instant) de mon traitement pour hypothyroïdie, fin des douleurs articulaires et de mes lumbagos récurrents. Je souhaite partager tout ceci avec un maximum de personnes. J’ai été triste lorsque je me suis rendue compte que tous mes efforts passés, ma volonté et la Nature avaient échoués. Mais j’ai eu l’humilité de ne pas vouloir continuer à nier..

J’ouvrirais mon cabinet de consultation en Septembre, avec une spécialisation, troubles alimentaires et nutrition..et j’ai créé un groupe sur Facebook, “Boulimie, Hyperphagie, Naturopathie et Allopathie.” Pour en arriver à ce bonheur que je vis aujourd’hui, j’ai vécu de longues années de cette maladie. Mes premiers souvenirs avec les pulsions alimentaires remontent à l’âge de 7 ou 8, lorsque je fouillais déjà les placards pour trouver des biscuits. Mais cela a dû commencer très certainement avant car on m’appelait bébé glouton. J’ai été nourrie à la blédine, pain de mie blanc, pâte à tartiner, dans les années 60/70, la diététique n’était pas à l’ordre du jour, l’obésité pas encore le fléau que nous connaissons. Nous entrions juste dans les méfaits de l’après-guerre, raffinage, pesticides, industrialisation… J’ai eu régulièrement des antibiotiques pour cause d’angines. Par contre, j’ai eu une enfance très heureuse, douce et pleine d’amour qui m’a permis de comprendre que la cause de mon problème n’étais pas là (après de multiplie thérapies pour les rechercher, hypnose, psy, même magnétiseur ! etc.). Il m’a bien fallu un jour admettre que c’était autre chose..

C’est une rencontre qui m’a sauvée la vie. Une femme alcoolique (avec 4 enfants jeunes) avec qui je me suis liée d’amitié. J’ai parlé avec elle de son problème. Et j’ai été surprise des similitudes qu’il y avait avec le mien. Même parcours, psy, cures, hypnose… et j’ai eu le pressentiment qu’en tentant de l’aider, je m’aiderai moi aussi. C’est ce qui est arrivé. Elle avait abandonné tout espoir (20 ans d’alcoolisme !) J’ai cherché tout ce qui se rapportait à cette maladie et ses solutions. C’est le hasard qui m’a conduit vers le livre du Pr Ameisen, “Le dernier verre”, un cardiologue lui-même devenu alcoolique. Puis sur le forum baclofene.com, un forum de soutien pour les personnes qui utilisaient ce vieux médicament, un relaxant musculaire, passé dans le domaine public depuis plus de 40 ans, remboursé par la sécu, et découvert pour cette nouvelle indication addiction. Mon amie a été soignée en 7 mois, à une dose de 310mg. Et moi peu de temps après, je l’ai été aussi, à 120mg, en 2 mois ½. Le 5 Juin 2012, j’ai mangé mon “dernier chocolat” compulsif lors de ma dernière crise de boulimie. Ce médicament est compliqué à prescrire car le protocole est à adapter personnellement à chaque patient, et peu de médecins y sont formés. De plus, certains effets secondaires désagréables (mais gérables !) sont à prendre en compte, comme dans une multitude d’autres médicaments efficaces d’ailleurs. Mais des formations existent et il leur suffit de sortir de leurs certitudes que l’addiction est un problème psychologique uniquement, pour avoir envie de franchir le pas du baclofène. L’addiction, quel qu’en soit “l’objet” (alcool, sucre, jeu, sexe, achats etc) est un souci physiologique à la base. Je suis désormais convaincue qu’après la sortie du cercle vicieux grâce à cette molécule, il faut alors se préoccuper de ce qui a causé ce déficit, et que cela passera par la naturopathie, un respect et un rétablissement du fonctionnement optimal de l’organisme humain. Comme vraisemblablement tout un tas d’autres troubles du comportement, autisme, TDAH etc mais aussi maladies de civilisation, auto-immunes.

Je reprends donc les mots de Daniel Kieffer : Le partenariat allopathie/naturopathie devrait être un parfait exemple où l’Approche Intégrée en Santé peut s’appliquer favorablement : l’action composite de la naturopathie et de l’allopathie s’avérant possible et souhaitable

Cordialement à tous

Irène Lorient

 

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2 commentaires

  1. Rix 10 septembre 2017
    • Véronique Duivon 10 septembre 2017

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