“La préménopause n’est ni une maladie, ni un effondrement hormonal brutal”.
C’est une phase de transition, parfois longue, au cours de laquelle le système hormonal devient plus instable et plus sensible à l’environnement.
Beaucoup de femmes me disent :
« Je ne me reconnais plus »,
« Mon SPM s’aggrave »,
« Je dors mal sans raison »,
« Mon cycle est devenu imprévisible ».
La clé n’est pas de bloquer les hormones ni de les remplacer d’emblée.
La clé est de comprendre ce qui change vraiment.
C’est ce que je vous propose de voir aujourd’hui ;-)
Allez, c’est parti!
Ce qui se passe réellement en préménopause
Contrairement à une idée reçue, la préménopause ne commence pas par une chute des œstrogènes.
Les ovaires fonctionnent encore.
Mais l’ovulation devient plus irrégulière.
Et c’est là que tout bascule.
La première hormone à devenir instable est la progestérone, produite uniquement après l’ovulation. Lorsque les cycles deviennent anovulatoires ou que la phase lutéale se raccourcit, la progestérone chute en premier.
Résultat :
- irritabilité plus marquée,
- anxiété cyclique,
- troubles du sommeil,
- règles plus abondantes,
- migraines hormonales,
- sensation de perte de stabilité.
Dans environ 80 % des cas, les symptômes sont liés à un déficit progestatif fonctionnel, plus qu’à un excès d’œstrogènes.
SPM (syndrome prémenstruel) ou préménopause : comment faire la différence ?
Le SPM est régulier et prévisible.
Il survient toujours au même moment du cycle et disparaît avec les règles.
La préménopause, elle, se caractérise par l’instabilité :
- symptômes qui apparaissent plus tôt dans le cycle,
- durée plus longue,
- intensité variable d’un mois à l’autre,
- cycles plus courts ou plus longs,
- sommeil perturbé en dehors de la phase prémenstruelle.
Quand le calendrier hormonal devient imprévisible, on n’est plus dans un simple SPM.
Pourquoi le stress et le sommeil deviennent centraux
En préménopause, les hormones ne suffisent plus à maintenir l’équilibre seules.
Le système devient plus dépendant des conditions de vie.
Le stress chronique augmente le cortisol, qui interfère avec la production de progestérone.
Le manque de sommeil perturbe la régulation hypothalamo-hypophysaire.
Une alimentation déséquilibrée ou trop restrictive limite la fabrication hormonale.
Ce n’est pas une question de fragilité.
C’est une question de sensibilité accrue du système neuro-endocrinien.
À ce stade de la vie, le mode de vie devient un régulateur hormonal à part entière.
Avant de parler plantes : une question essentielle
Face à des symptômes dits « œstrogéniques », il faut d’abord se demander :
- S’agit-il réellement d’un excès d’œstrogènes ?
- Ou d’un manque de progestérone ?
- Ou d’un problème de métabolisation hépatique et intestinale ?
Les œstrogènes doivent être transformés par le foie et éliminés par l’intestin.
Si ces voies sont saturées ou inflammées, les symptômes persistent malgré les outils phyto mis en place.
Travailler les hormones sans préparer le foie et l’intestin conduit souvent à des échecs ou à des intolérances.
La logique phyto-micronutritionnelle en préménopause
L’objectif n’est pas de forcer une fonction, mais de restaurer les conditions de régulation.
Trois principes guident la stratégie.
1. Moduler l’axe hypophysaire
Les plantes agissent en amont, au niveau de la régulation centrale.
Elles soutiennent la communication cerveau–ovaires plutôt que de stimuler directement les hormones.
Il s’agit d’une modulation fine, progressive, adaptée à la sensibilité de chaque femme.
2. Accompagner la phase lutéale (2ème partie du cycle)
Même lorsqu’il y a ovulation, la phase lutéale peut être fragile.
L’objectif est d’améliorer la qualité de l’ovulation et la stabilité post-ovulatoire, sans brutalité.
La régularité et la temporalité sont essentielles.
On raisonne en cycles, pas en semaines.
3. Apaiser avant de stimuler
C’est un point fondamental.
Beaucoup de femmes préménopausées présentent une hypervigilance nerveuse.
Dans ce contexte, les grandes adaptogènes stimulantes peuvent aggraver l’anxiété ou perturber le sommeil.
Avant toute stimulation, il faut apaiser.
Les plantes calmantes à tropisme nerveux sont souvent prioritaires :
- aubépine,
- passiflore,
- mélisse,
- tilleul,
- eschscholtzia selon les profils.
L’idée n’est pas de sédater, mais de restaurer une sécurité physiologique.
Un système nerveux rassuré régule mieux les hormones.
Les piliers micronutritionnels incontournables
Aucune plante ne peut compenser un terrain carencé.
Les nutriments clés sont :
- magnésium, pour la stabilité nerveuse et la sensibilité hormonale,
- vitamine B6, cofacteur de la synthèse progestative,
- zinc, pour l’axe hypothalamo-hypophysaire,
- oméga-3, pour l’inflammation et l’humeur,
- vitamine D, véritable hormone régulatrice.
L’alimentation doit être suffisamment nourrissante.
Une femme qui mange trop peu ou trop restrictivement (et pas assez de protéines) ne produit pas correctement ses hormones.
Une approche progressive et personnalisée
La préménopause est un processus évolutif.
Les besoins changent d’un cycle à l’autre.
Une prise en charge efficace repose sur :
- l’écoute des symptômes,
- la régularité,
- la douceur,
- l’adaptation.
On ne traite pas un chiffre de progestérone.
On restaure les conditions de l’ovulation et de la régulation.
En conclusion
La préménopause n’est pas un effondrement. C’est une transition.
Avec une approche phyto-micronutritionnelle cohérente, respectueuse du système nerveux et du rythme hormonal, cette période peut devenir une phase de réajustement profond plutôt qu’une succession de symptômes subis.
Comprendre ce qui se joue permet de sortir du flou et de reprendre une forme de maîtrise.
Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, ou si vous souhaitez approfondir votre compréhension de cette phase de vie, je reste disponible pour un accompagnement individualisé ou pour toute question.
Voilà
Sur ce je vous dis à très vite!
Véronique
