Détoxiquer son corps

Il est effectivement nécessaire de détoxiquer son corps pour optimiser sa santé..

Dans ce 1er article, nous avons vu les différents déchets pouvant se trouver dans le corps ainsi que leur particularité.

Nous avons également vu les différents organes impliqués dans la prise en charge et l‘excrétion des déchets du corps, ainsi que leur façon de s’y prendre

Avec l’article d’aujourd’hui, nous allons voir comment s’organise ce processus de détoxication, qui a donc majoritairement lieu au niveau des cellules du foie (hépatocytes), comme indiqué dans le 1er article.

Nous reparlerons aussi des plantes dites détoxiquantes, déjà mentionnées dans le 1er article, en expliquant le mode de fonctionnement.

Allez, on commence ;-)

Le processus de détoxication a 3 phases:

Durant la phase I, certaines enzymes spécifiques (précisément des enzymes de la famille des cytochromes P450) neutralisent certains déchets (ces déchets sont de sous forme de molécules), qui vont ainsi pouvoir être directement excrétés via l’urine ou la bile.

Durant cette phase I, certaines molécules sont par contre converties en formes intermédiaires (= métabolites intermédiaires)

Ces formes intermédiaires sont souvent beaucoup plus nocives et réactives que les molécules initiales, ce qui pose problème si leur prise en charge par la phase suivante, c’est-à-dire la phase II, est mal assurée…

Précision: Le métabolisme hépatique par réaction de phase I est dû à des réactions de fonctionnalisation (possibles
donc grâce aux Cytochromes P450 et à leurs cofacteurs
). Cette fonctionnalisation consiste à modifier ou adjoindre des groupements
fonctionnels par des réactions d’oxydation, de réduction et d’hydrolyse.

Passons maintenant à cette phase II, dont l’importance est donc cruciale pour une bonne détoxication de ces métabolites intermédiaires, comme indiqué au-dessus

Durant cette phase II, l’épuration des métabolites intermédiaires s’opère par un processus de conjugaison (ajout d’un groupement polaire qui permet de rendre la molécule soluble dans l’eau), toujours dépendant d’enzymes spécifiques (mais différentes de celles de la phase I).

Ce processus de conjugaison produit aussi beaucoup de radicaux libres, que des antioxydants présents localement sont censés neutraliser (si la quantité de ces antioxydants est suffisante et si ces antioxydants ne sont eux-mêmes pas débordés par une production de radicaux libres excessive)

Certaines de ces molécules transformées lors de cette phase II sont directement expulsées par la bile (et donc ensuite dans les selles, s’il n’y a pas eu trop de réabsorption intestinale, par exemple en cas d’hyperporosité intestinale) ;

D’autres de ces molécules transformées sont prises en charge par protéines transporteuses, comme nous allons le voir ci-dessous.

Durant donc cette phase III (= phase d’excrétion), les molécules rendues hydrosolubles sont effectivement prises en charge par des transporteurs actifs (précisément par des protéines, sensibles au pH*), qui vont les transporter du flux sanguin vers les reins afin de les évacuer via l’urine.

*Précision : Un bon équilibre acido-basique est donc à optimiser si on veut optimiser la détoxication, et pas que pour « le bon fonctionnement » de ces transporteurs, mais également pour celui des différentes enzymes, entre autres.

Voilà donc pour les 3 phases du processus de détoxication, dont voici un petit résumé en schéma (source du schéma : labo LPEV) :

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est déjà que quand on fait une cure détox, et qu’on veut optimiser le processus de « détoxication » afin de prendre en charge les molécules les plus toxiques délogées des profondeurs du corps, on va chercher à stimuler le travail enzymatique de la phase II, et pas trop celui de la phase I, afin d’éviter l’accumulation des métabolites intermédiaires…si réactives et si nocives, rappelez-vous.

Pour cela, on utilise les fameuses plantes dites détoxiquantes, qui sont appelées ainsi car justement, elles ont une action ++ et même +++ sur cette phase II, et pratiquement pas sur la phase I.

En association avec ces plantes dites détoxiquantes, on va utiliser des plantes dites drainantes, qui vont optimiser l’excrétion des déchets du corps, en agissant sur d’autres mécanismes.

Ces plantes dites drainantes étant choisies en fonction de l’objectif de la détox : élimination rénale ou biliaire des déchets…

Voilà pour l’article du jour..

Et pour en savoir plus sur la mise en place d’une cure détox, vous avez cet article ou cette série de 5 micro-leçons détox..

Et pour mettre en place votre cure détox au plus vite, et bien vous avez ce programme!

Sur ce je vous dis à très vite ;-)

Véronique

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