Bien comprendre les mécanismes du stress

Bien comprendre les mécanismes du stress va vous permettre d’optimiser votre stratégie d’accompagnement..

Dans ce 1er article d’une série consacrée à l’accompagnement en micronutrition et phytothérapie des personnes touchées par le stress (burnout inclus), vous allez découvrir (ou revoir) les différentes phases du stress, leurs conséquences physiques (effets, symptômes,…), ainsi que leurs principales adaptations physiologiques (en neurotransmetteurs,  cortisol, magnésium,…)…

Ces bases de physiologie du stress (ou “bien comprendre les mécanismes du stress”) sont indispensables pour bien comprendre les stratégies phyto-micronutritionnelles anti-stress qui  vont vous être exposées dans le 2ème article de cette série

Les différentes phases du stress…

Précision : Que le stress soit physique (se retrouver face à un chien méchant, par exemple) ou bien psychique (ne pas retrouver ses clés alors qu’on est pressé, etc.), l’organisme réagit de la même-même façon avec les mêmes modifications physiologiques, comme s’il allait avoir à fuir ou à combattre…

Faire face à une situation stressante est quelque chose de normal pour le corps, qui libère alors certaines substances modifie alors certaines secrétions (adrénaline, noradrénaline,…) pour gérer au mieux et au plus vite la situation (fuir ou combattre)…

C’est quand la période de stress se prolonge que le stress devient néfaste..

Plus la période de stress se prolonge et plus elle est préjudiciable

Ainsi, il existe 3 phases au stress (en fonction donc de la durée de l’exposition au stress)

mecanismes-du-stress

La phase d’alarme, qui est donc la réponse instantanée à n’importe quel genre de stress (physique ou psychique), avec ces modifications physiologiques adaptatives et inoffensives…

La phase d’alarme est inoffensive. C’est à partir de la phase suivante (phase de résistance) que le stress peut devenir problématique..

La phase de résistance, où l’exposition au stress se prolonge, ce qui oblige le corps à modifier et à intensifier la libération de substances (adrénaline, neurotransmetteurs, cortisol…). Cette intensification de la libération de substances est d’ailleurs à l’origine d’une détresse émotionnelle, s’exprimant au travers différents symptômes, en fonction des individus

Symptômes possibles de cette 1ère étape du stress prolongé (ou phase de résistance) :

  • Symptômes d’anxiété : peur, inquiétude, malaise intérieur…
  • Symptômes d’angoisse : fatigue, palpitations, gorge serrée, état nauséeux..
  • Symptômes de tensions motrices : tétanie, tensions et spasmes musculaires (signe ++ de carence magnésienne), tension dans les mâchoires
  • Symptômes en lien avec la vigilance : difficultés de concentration, troubles de la mémoire, perte de motivation, troubles de l’endormissement, réveils nocturnes, réveil trop tôt…

Si le stress persiste (quelques mois) , la personne va alors basculer dans l’étape suivante, la phase d’épuisement, où le corps n’est plus capable de réagir physiologiquement, ce qui se caractérise par une fatigue extrême,  de la dépression, et finalement le burnout

 

Voyons maintenant ce qui se passe physiologiquement durant ces 3 phases

La physiologie des 3 phases du stress

Commençons par le schéma, nous développerons ensuite, phase par phase..

mecanismes-du-stress-2

Durant la phase d’alarme…

Durant cette phase, qui est donc la réponse spontanée à n’importe quel stress :

  • Il y a une stimulation des surrénales (via l’orthosympathique) qui vont alors libérer de l’ADRÉNALINE
  • Pendant que le système nerveux central stimule la libération de NORADRÉNALINE

L’adrénaline et la noradrénaline permettent d’augmenter la vigilance.

C’est-à-dire que ces 2 substances permettent à l’individu d’analyser rapidement la situation et d’y réagir au plus vite et au mieux (fuir ou combattre).

Ces 2 substances augmentent aussi le rythme cardiaque, la respiration, la libération d’acides gras et de sucre en vue de la création d’énergie (nécessaire à l’activité musculaire….pour fuir ou combattre).

Elles créent aussi une fuite urinaire de magnésium car elles le chassent des tissus (voir en fin d’article pour plus de détails)

La libération de noradrénaline va aussi freiner le GABA (neurotransmetteur inhibiteur). Cette baisse de GABA va stimuler la libération de cortisol. Dernier qui permet de remettre le corps en état si la situation stressante s’arrête là, et avant de lui-même revenir à des valeurs normales.

Le problème, c’est quand la situation stressante continue (la libération de cortisol continue alors d’augmenter), et le corps passe alors dans la 1ère étape du stress prolongé

A noter: On est de plus en plus confronté à des stress psychiques qui « prennent la tête » au quotidien et sans laisser de répit (harcèlement psycho au travail; ne pas trouver de travail; par ex), ce qui est la porte ouverte au stress prolongé

Durant la phase de résistance (ou 1ère étape du stress prolongé)

Le stress étant toujours présent, la NORADRENALINE continue d’augmenter, ce qui continue de freiner le GABA. Cette inhibition du GABA crée alors un état d’ANXIÉTÉ ++..

Cette inhibition du GABA libère aussi le CORTISOL, dernier qui nous permet logiquement de continuer de nous adapter.

Le souci, c’est que l’augmentation du cortisol finit par être neurotoxique (cad que le cortisol en excès perturbe la production et la libération des neurotransmetteurs), de là une augmentation supplémentaire de l’ANXIÉTÉ..

En dehors de ces effets sur la noradrénaline, le GABA et le cortisol, cette 1ère étape du stress prolongé stimule aussi la libération de SÉROTONINE, dernière qui devrait nous permettre de prendre du recul, cad de trouver une solution pour résoudre la situation problématique..

Mais finalement, la sérotonine chute (= les réserves en substance sont épuisées), ce qui amplifie le stress, car on se retrouve alors psychiquement désarmé, dépassé. C’est-à-dire qu’on a plus d’idée (= esprit confus) pour tenter de faire face à la situation problématique.

En plus de cette chute de sérotonine, il y a aussi une chute de dopamine, à l’origine d’une perte de motivation et d’une perte d’entrain nécessaires pour tenter de se sortir de la situation problématique…

Si cet état de stress perdure (plusieurs mois), on passe alors dans la 2ème étape du stress prolongé, aussi appelé stress pathologique

Durant la phase d’épuisement (ou 2ème étape du stress prolongé)

Dès l’entrée dans cette phase, l’organisme ne sait déjà presque plus faire face à la situation, il n’a déjà presque plus de réserves (en neurotransmetteurs, en hormones, en magnésium,…)

Cette phase a elle-même 2 stades

Dans le 1er, aussi appelé “burn in“, dont les principaux symptômes sont la fatigue extrême et la dépression, il y a une augmentation du cortisol, toujours neurotoxique. C’est à dire qu’il y a une augmentation de l’anxiété par dépression (=déficit) dopaminergique et/ou sérotoninergique..

Cette augmentation du cortisol inhibe aussi le système immunitaire, a une action négative sur l’insuline, etc., d’où de nombreuses conséquences organiques pathologiques

Cette 1ère étape dépassée, on bascule dans la 2ème étape du stress pathologique (burnout), avec une chute du cortisol (les surrénales sont épuisées), une chute de sérotonine, de dopamine et de magnésium. C’est donc ce qu’on appelle le burnout

À noter : la libération d’adrénaline et de noradrénaline chasse du magnésium des tissus (qui va être éliminé par les reins). Le stress crée donc une fuite urinaire de magnésium. Et le manque de magnésium rend vulnérable au stress. C’est un cercle vicieux.  Un apport de magnésium (complémentation) est donc primordial en cas de stress prolongé. Il est également intéressant chez les individus qui ont une sensibilité au stress; ou qui savent qu’ils vont avoir à vivre une période difficile (examen, surplus de travail, période d’entrainement++

Pour finir…

N’oubliez pas que l’accompagnement phyto et micronutrionnel  anti-stress doit être fait dans le cadre d’une cure de revitalisation, avec tous les outils de gestion du stress mis en place parallèlement (sommeil, relaxation, sophro,…)

 

Pour le 2ème article de cette série, c’est ici accompagnement phyto-micronutritionnel anti-stress, protocoles complets

 

Si vous avez des questions, des témoignages, etc., n’hésitez pas à vous servir de la partie commentaires

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12 commentaires

  1. tranouez 1 novembre 2016
    • Véronique Duivon 2 novembre 2016
  2. Caroline Scianca 2 novembre 2016
    • Véronique Duivon 2 novembre 2016
  3. lefeuvre 4 novembre 2016
    • Véronique Duivon 4 novembre 2016
  4. dom 21 avril 2017
    • Véronique Duivon 22 avril 2017
  5. Zouzou 9 octobre 2017
  6. meditation-et-sante 30 octobre 2017

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