Lorsqu’un sportif consulte un naturopathe, la demande est souvent la même :
comment améliorer ses performances ?
Certains espèrent trouver une plante ou un complément capable de courir plus vite, sauter plus haut ou récupérer plus rapidement.
Mais la réalité est souvent plus simple.
La performance repose avant tout sur l’état de santé global de l’organisme.
Un corps capable de s’adapter à l’effort, de récupérer efficacement et de maintenir ses équilibres physiologiques sera naturellement plus performant.
La mission du naturopathe n’est donc pas de « booster » artificiellement les performances, mais plutôt d’optimiser le fonctionnement de l’organisme du sportif.
Santé et performance : un équilibre subtil
Être en parfaite santé ne garantit pas forcément la performance.
La performance dépend aussi de l’entraînement et des adaptations physiologiques qu’il provoque.
En revanche, l’inverse est toujours vrai :
un organisme déséquilibré aura plus de difficultés à soutenir l’effort et à récupérer.
Les sportifs consultent d’ailleurs souvent pour des troubles qui affectent directement leurs performances :
- troubles digestifs
- syndrome de l’intestin irritable
- fatigue persistante
- infections répétées
- douleurs ostéo-articulaires
- troubles du sommeil.
Ces symptômes ne sont pas seulement inconfortables : ils traduisent souvent un déséquilibre physiologique qui limite le potentiel athlétique.
L’intestin : un organe clé chez le sportif
L’un des systèmes les plus sollicités chez le sportif est l’intestin.
L’écosystème intestinal repose sur trois acteurs principaux :
- le microbiote intestinal
- la muqueuse intestinale
- le système immunitaire local.
Ensemble, ils assurent :
- l’absorption des nutriments
- la protection contre les pathogènes
- la régulation de l’inflammation.
Chez les sportifs soumis à des entraînements intenses, cet équilibre peut être fragilisé.
L’ischémie intestinale pendant l’effort
Au repos, le système digestif reçoit une irrigation sanguine importante afin d’assurer l’assimilation et les fonctions métaboliques.
Mais pendant l’effort, la priorité physiologique change.
Le flux sanguin est redirigé vers :
- les muscles
- le cœur
- la peau (pour la thermorégulation).
La circulation vers les organes digestifs diminue alors fortement.
Ce phénomène est appelé ischémie intestinale d’effort.
La diminution de l’apport en oxygène fragilise les cellules de la muqueuse intestinale.
Le phénomène de reperfusion
Lorsque l’effort se termine, la circulation sanguine revient vers les organes digestifs.
Ce retour brutal de sang riche en oxygène peut provoquer une production importante de radicaux libres.
Ces molécules réactives peuvent altérer :
- les membranes cellulaires
- les mitochondries
- les jonctions serrées entre les cellules intestinales.
Cette agression peut favoriser une augmentation de la perméabilité intestinale.
Hyperperméabilité intestinale et inflammation
Lorsque la barrière intestinale devient plus perméable, certaines molécules peuvent traverser la muqueuse:
- fragments bactériens
- endotoxines
- protéines alimentaires partiellement digérées.
Ces substances peuvent stimuler le système immunitaire et favoriser l’inflammation.
Chez certains sportifs, cela peut se traduire par :
- troubles digestifs
- fatigue
- infections répétées
- douleurs articulaires
- troubles cutanés.
Le microbiote : un allié du sportif
Le microbiote intestinal joue un rôle majeur dans :
- la digestion
- l’immunité
- la régulation de l’inflammation.
Chez les sportifs soumis à un entraînement intensif, l’équilibre du microbiote peut être perturbé.
Certaines stratégies nutritionnelles et probiotiques peuvent aider à soutenir cet équilibre.
Les mitochondries : au cœur de la performance
Au niveau cellulaire, la production d’énergie repose principalement sur les mitochondries.
Ces petites structures présentes dans chaque cellule produisent l’ATP, la molécule qui alimente l’activité musculaire.
Chez les sportifs entraînés, le nombre et l’efficacité des mitochondries augmentent : on parle de biogenèse mitochondriale.
C’est l’une des principales adaptations de l’organisme à l’entraînement d’endurance.
Cependant, cette production intense d’énergie s’accompagne aussi d’une augmentation de la production de radicaux libres.
Le stress oxydatif chez le sportif
L’activité physique intense augmente la production de radicaux libres, notamment lors de la respiration mitochondriale.
Une production modérée de radicaux libres est normale et même bénéfique.
Mais lorsque leur production dépasse les capacités antioxydantes de l’organisme, un stress oxydatif peut apparaître.
Ce stress oxydatif peut contribuer :
- à la fatigue
- à l’inflammation
- aux troubles de récupération.
Le rôle des antioxydants
L’organisme dispose de plusieurs systèmes pour neutraliser les radicaux libres :
- enzymes antioxydantes
- glutathion
- antioxydants alimentaires.
Les principaux antioxydants alimentaires sont :
- vitamine C
- vitamine E
- caroténoïdes
- polyphénols.
Une alimentation riche en végétaux est donc particulièrement importante pour le sportif.
L’équilibre acido-basique
L’exercice intense peut favoriser une production accrue d’acides métaboliques.
Une alimentation riche en minéraux alcalins contribue à maintenir un bon équilibre acido-basique.
Les aliments particulièrement intéressants sont :
- fruits et légumes
- fruits secs
- aliments riches en potassium et magnésium.
Stratégie naturopathique d’accompagnement du sportif
Lorsqu’un sportif consulte, plusieurs éléments doivent être explorés :
- la charge d’entraînement
- la qualité du sommeil
- le niveau de stress
- l’alimentation
- l’hydratation.
Il est également important d’identifier les signes de déséquilibre :
- troubles digestifs
- blessures répétées
- infections fréquentes
- fatigue persistante.
Les axes d’accompagnement
L’accompagnement peut ensuite s’articuler autour de plusieurs axes :
optimisation de l’alimentation
soutien du microbiote intestinal
gestion du stress
optimisation de la récupération
hydratation adaptée
Dans certains cas, une complémentation ciblée peut également être envisagée.
À retenir
L’accompagnement naturopathique du sportif ne vise pas uniquement l’amélioration des performances.
Il consiste avant tout à optimiser l’état de santé global de l’organisme, afin de permettre une adaptation optimale à l’effort.
Un organisme équilibré récupère mieux, s’adapte mieux… et devient naturellement plus performant.

Bonjour,
Sujet très intéressant qui me parle à titre personnel.
Tout à commencé par des anémies à répétition, les médecins ne mont jamais apporté de réponse et solutions.. l’été dernier (2019) j’ai pris contact avec une micro nutritionniste : résultats test laboratoire Barbier et forte intolérances gluten, laitages oeufs et d’en une moindre mesure amande riz noisettes soja pommes de terre etc.
Après un an de sans gluten et laitages et oeufs je garde toujours des douleurs articulaires et musculaires et une grande fatigue.. tout ces accélérer en juin et depuis je suis désemparée, je cherche des solutions de partout, me ruine et moralement c’est éprouvant de ce voir dégradé à 25 ans aujourd’hui.
Votre article ma tellement donné l’intuition d’être dans ce schéma de problème …
Merci de votre réponse
Parlons en au tel, ce sera plus simple..
Envoie moi un mail via la page de contact et je te donnerai mon numéro ;-)
Bonjour,
Merci pour votre article très intéressant.
Je fais actuellement une formation à distance de ” Conseiller en Natuopathie” et j’ai choisi comme sujet de mémoire ” La naturopathie chez le sportif”.
Si vous en avez le temps, peut être accepteriez vous de m’aiguiller sur ce sujet, m’apporter vos conseils et éclairages.
Je vous remercie par avance pour votre lecture et réponse.
Bonne fin de journée.
Malvina
Oui avec plaisir
Appelez moi à partir du 15 aout (je serai rentrée de vacances ;-))
Bonjour,
Je découvre votre site avec beaucoup d’intérêt :-) En cours de formation pour devenir naturopathe et femme d’un coach sportif je voudrais vraiment pouvoir l’aider à adopter la meilleure alimentation pour lui et ses clients, amis sportifs.
A ce sujet, il a un ami de vtt qui est en carence de fer, il est épuisé et les distances parcourues facilement en temps normal sont un enfer pour lui.
Il souffre aussi de diverticules.
Je pense que le soucis de non assimilation vient de son microbiote et surement de son alimentation. Ai-je raison ? il faudrait surement qu’il ajoute des aliments riches en vit C pour mieux assimiler le fer.
Il commence à mal le vivre et j’aimerai lui apporter mon aide.
Merci :-)
Emilie
Bonjour Emilie,
il serait bien de comprendre d’où vient sa carence en fer (alimentation? Saignements?….)
Faudrait aussi voir ses bilans sanguins…(le manque de fer peut par exemple perturber son fonctionnement thyroïdien. Où en est sa THS, etc.)
prends contact avec moi si tu veux qu’on en parle
.-)
Bonjour,
Merci pour cet article très enrichissant. J’aimerais savoir à partir de combien d’heures ou autre peu on considérer qu’il y a excès de sport ?
Merci par avance
Rébecca
Hello Rebecca, je dirais en gros qu’au dessus de 50 minutes de sport intense par jour on est dans l’excès. Mais tout dépend (comme toujours) de l’individu ;-)
Bonsoir et merci pour cet article très instructif. Je suis sportif et également étudiant en naturopathie. Je vis à Lyon et je serai très intéressé de faire un stage dans la naturopathie liée au milieu sportif. Ma question est connaîtriez vous un centre ou autre regroupant des activités sportives et des naturopathes ?
Par avance merci
Bonne soirée
James
Non je n’en connais pas, hélas
(la priorité de la naturo c’est la santé, celle du port la performance….Y’a un truc qui coince ;-))