Certaines dépressions apparaissent après un événement difficile : un deuil, une séparation, un surmenage prolongé, une accumulation de stress.
On parle alors souvent de dépression réactionnelle.
Dans ces situations, de nombreuses personnes cherchent à comprendre ce qui leur arrive et à retrouver leur équilibre… sans forcément recourir immédiatement à des médicaments psychotropes.
Attention toutefois :
le diagnostic de dépression relève toujours du médecin.
Un accompagnement naturel peut néanmoins constituer un soutien précieux, en particulier dans les formes légères à modérées, ou en complément d’une prise en charge médicale.
Pour comprendre comment agir, il faut d’abord regarder ce qui se passe dans le cerveau et dans l’organisme lors d’un état dépressif.
Dépression : ce qui se passe dans le cerveau
Toutes nos émotions, pensées et comportements dépendent de la communication entre les neurones.
Cette communication repose sur deux mécanismes :
- la conduction électrique à l’intérieur du neurone
- la transmission chimique entre les neurones au niveau des synapses
Cette transmission chimique est assurée par des neurotransmetteurs, dont les principaux impliqués dans l’humeur sont :
- la dopamine
- la sérotonine
- la noradrénaline
- le GABA
Lorsque l’équilibre entre ces messagers chimiques est perturbé, différents troubles peuvent apparaître :
- anxiété
- perte de motivation
- fatigue psychique
- troubles du sommeil
- baisse de l’humeur
Les recherches montrent également que la dépression s’accompagne souvent de modifications cérébrales mesurables :
- diminution du volume de l’hippocampe
- réduction de la neurogenèse (formation de nouveaux neurones)
- augmentation de l’inflammation cérébrale
Ces observations expliquent pourquoi l’approche naturelle vise souvent à :
- réduire l’inflammation
- soutenir la neuroplasticité
- optimiser la synthèse des neurotransmetteurs
Le rôle central du stress dans la dépression
Dans de nombreux cas, la dépression est précédée d’une période prolongée de stress.
Lorsque l’organisme est confronté à un stress, il libère du cortisol, une hormone qui permet de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire face à la situation.
Si le stress est ponctuel, le cortisol revient rapidement à la normale.
Mais lorsque le stress devient chronique, l’organisme finit par s’épuiser.
On observe alors deux grandes phases :
Phase 1 : hyperactivation
Le cortisol reste élevé.
Cela peut entraîner :
- anxiété
- troubles du sommeil
- irritabilité
- difficultés de concentration
Phase 2 : épuisement
Les glandes surrénales ne parviennent plus à maintenir la production de cortisol.
Il apparaît alors :
- fatigue intense
- perte de motivation
- baisse de l’humeur
- troubles cognitifs
Dans certains cas, cet état d’épuisement évolue vers un burn-out.
La régulation de la réponse au stress constitue donc un axe central de la prise en charge naturelle.
Pourquoi le terrain joue un rôle majeur
La dépression n’est pas uniquement un phénomène psychologique.
Elle est aussi influencée par l’état global de l’organisme.
Plusieurs facteurs peuvent fragiliser l’équilibre neurobiologique :
- carences en micronutriments
- inflammation chronique
- troubles digestifs
- dérèglements hormonaux
- troubles thyroïdiens
- fatigue chronique
- infections persistantes
Par exemple :
- une carence en fer peut favoriser la fatigue et les troubles de l’humeur
- une dysbiose intestinale peut perturber la synthèse de certains neurotransmetteurs
- une inflammation chronique peut détourner le métabolisme du tryptophane
C’est pourquoi la naturopathie s’intéresse toujours au terrain global.
Les grands axes naturels d’accompagnement
Une prise en charge naturelle de la dépression repose généralement sur plusieurs piliers.
1. Rééquilibrer l’hygiène de vie
Cela inclut :
- une alimentation riche en nutriments
- une activité physique douce
- une exposition régulière à la lumière naturelle
- un sommeil restaurateur
Même une marche quotidienne peut déjà avoir un impact positif sur l’humeur.
2. Soutenir la synthèse des neurotransmetteurs
La production de neurotransmetteurs dépend de plusieurs nutriments essentiels :
- acides aminés
- vitamines du groupe B
- fer
- zinc
- magnésium
Une alimentation adaptée et, si nécessaire, une complémentation peuvent aider à corriger d’éventuelles carences.
3. Réguler la réponse au stress
Certaines plantes peuvent soutenir l’organisme face au stress chronique.
Par exemple :
- la rhodiola
- la passiflore
- le safran
- la mélisse
Elles peuvent contribuer à améliorer la résistance au stress et favoriser un meilleur équilibre émotionnel.
4. Réduire l’inflammation
L’inflammation chronique est aujourd’hui considérée comme un facteur impliqué dans certains états dépressifs.
Les oméga-3 (EPA et DHA), certains antioxydants et certaines plantes peuvent contribuer à moduler cette inflammation.
Une approche globale et progressive
Sortir d’une dépression ne repose jamais sur une solution unique.
Il s’agit plutôt d’un processus progressif, qui consiste à :
- soutenir le cerveau
- restaurer l’énergie de l’organisme
- réduire la charge de stress
- améliorer l’environnement de vie
Dans certaines situations, l’accompagnement par un professionnel de santé ou un psychothérapeute peut également être essentiel.
Si cet article vous a intéressé, n’hésitez pas à le partager autour de vous.
À très bientôt.
Véronique Duivon

Bonjour, je prends du cipralexa depuis 2 ans
pour la sérotonine
J’aimerais prendre de la sérotonine en plante comme le grifonnia…
Puis-je arrêté l’antidépresseur et remplacer
par le grifonnia sans me sevrer du cipralexa
Merci pour votre réponse
Non…Il faut faire un sevrage dans les règles de l’art
Les plantes (dont le griffonia….mais pas qu’elle) l’accompagneront
Dans le futur, si nouvel épisode dépressif (ce que je ne vous espère vraiment pas), vous pourrez utiliser “juste” les plantes (et la micronutrition)
Bjr
J ai pris lysanxia et venlafaxine pendant 3 ans et arrete venlafaxine en juiilet et arret lysanxia depuis 59 jours….
15 jours apres arret lysanxia j ai eu des brulures langue et bouche qui perdurent, ddes palpitations, tension arterielle, etc… mais je me sens mieux seuls les symptômes de brulures bouche et langue durent et palpitations qui m handicapent beaucoup j ai repris venlafaxine 37, 5 depuis 1 mois et d4mi mais tous les anxiolytiques et antidepresseurs me donnent des nausees et je voudrais me sortir de tout ca comment faire
Miguel, il va falloir mener votre sevrage lentement..
Je vous conseille de vous inscrire à cette série d’e-mail pour voir comment s’organise un sevrage (je fais aussi des accompagnements privés, si besoin)
bien à vous
Avec mes remerciements très belles et claires explications car oui la dépression. L angoisse l insomnie, sont tels des cancers de l âme, et beaucoup d entre nous souhaitent sortir de ces états chaotiques de manière saine car pour beaucoup les médicaments ont aggravé la guérison merci pour vos conseils et courage pour nous tous et toutes Sylvie
Merci Sylvie pour votre généreux commentaire
Très bon article qui détaille et complète bien ce que j’ai déjà appris ces dernières années, merci pour ce travail.
Le GABA mériterait un chouigne d’explication supplémentaire (si la dopa est le moteur, la S le frein, etc, le GABA est aussi un régulateur) ;)
Amitiés.
Bonjour Adrien, c’est vrai qu’encore quelques précisions sur le GABA auraient été précieuses (elles sont dans d’autres articles, dont j’ai mis les liens dans cet article :-)). Travailler sur le GABA permettant aussi de faire descendre le taux de cortisol, c’est vrai que c’est hyper important :-)
Merci de ta présence sur ces pages
Amitiés aussi!
Besoin d informations, en depression depuis fin juin suite à une opération, traitement anti depresseur deux fois échec , arrête depuis 6 jours
Idée noir fatigue trouble de la mémoire vertige , le physquiatre me l’a arrête sans sevrage 15 jours de prise ,anxiolitique pour palier au manque , je veux sortir de cette mauvaise passe je veux m’en sortir avec des traitements naturels, est ce possible de sans sortir de cette façon , j ai besoin de vos conseil et de votre aide .
Merci
Cecile, je vous conseille de vous inscrire à la série de mails conseil sevrage. Vous aurez toutes vos réponses
Bien à vous
Merci pour toutes ces explications très complètes qui me permettent d identifier les causes des rechutes régulières qui me gâche la vie depuis 25 ans ,cette approche me permet d ‘espérer sortir du cercle infernal des médicaments qui ne font qu’agraver ma situation ,bien sûr , je préfère prendre le temps de rétablir le terrain et me faire accompagner , merci encore, à bientôt, bonne journée.
Vraiment très heureuse Mireille que cet article vous aide à avancer! :-)