Comment retrouver la santé!

Pour retrouver la santé…physique ou psychique, il faut optimiser la capacité d’adaptation du corps..

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), la santé est un « état de complet bien-être physique, mental et social, et qui ne consiste pas seulement à une absence de maladie ou d’infirmité ».

Pour les médecines traditionnelles (dont la naturopathie), la santé n’est pas l’absence de pathologie mais plutôt un état d’équilibre entre le milieu intérieur organique (homéostasie) et les éléments extérieurs au corps (ou agents stresseurs….qu’ils soient physiques ou psychiques).

Autrement dit, la santé est la capacité du corps à maintenir sa capacité d’adaptation face aux agressions extérieures (ou stress de tous genres):

La santé est donc le signe d’un bon équilibre allostatique*.

(Pour bien comprendre les mécanisme du stress, vous avez cet article)

 *Rappel : L’allostasie est un processus ramenant un organisme à son équilibre physiologique interne. L’allostasie prolongée ou dysrégulée conduit à une « surcharge allostatique», terme créé par Mac Ewen, qui implique des anomalies et la prolongation des réponses neuro-endocrines, métaboliques et immunitaires aboutissant à des états pathologiques chroniques. (Jean-Paul Bounhoune, Stress, dépression et pathologie cardiovasculaire, 2010)

Si la capacité d’adaptation du corps est dépassée (= surcharge allostatique), des symptômes apparaissent…exprimant telle ou telle souffrance organique en fonction des prédispositions pathologiques de la personne et autres facteurs (environnement, hygiène de vie,…).

Rester en bonne santé est donc « faire en sorte que les agressions extérieures ne saturent pas les capacités d’adaptation du corps » (= maintien d’un bon équilibre allostatique).

Cette démarche – préventive- se passe par une optimisation de l’alimentation, du sommeil, du mouvement, de l’oxygénation, de l’environnement pro et perso, etc. Bref, de l’ensemble de l’hygiène de vie. C’est incontournable.

Quant à la prise en charge de la maladie, cela passe par une diminution de la charge extérieure (= diminution de la charge allostatique afin de redonner au corps la possibilité de s’adapter) et la prise en charge de la cause de la pathologie et aussi de ses symptômes. L’ordre de cette stratégie thérapeutique dépendant de l’urgence de la situation.

Rappel : Ne s’occuper que de symptôme sans s’occuper de la cause de la pathologie et sans réajuster l’hygiène de vie risque d’engendrer un transfert morbide, qui est un refoulement d’une manifestation pathologique se manifestant par le déplacement du processus sur un autre organe ou une autre fonction.

Pour exemple: si une personne souffre d’un syndrome de l’intestin irritable et qu’elle avale antispasmodique sur antispasmodique pour contrer ses douleurs et sans rien mettre en place pour optimiser sa santé intestinale et sa zénitude, la charge allostatique va grandir et la souffrance organique aussi, avec apparition d’autres symptômes ailleurs dans le corps.

Autre exemple: si une personne souffre d’hypertension et qu’elle prend un médicament pour la tension sans agir sur la cause et l’hygiène de vie, le malaise organique va se déplacer.

Dernier exemple: si une personne souffre de dépression et cherche une substance pour se sentir mieux (médicamenteuse ou même une plante) mais sans agir sur les causes organiques de son trouble et sur son hygiène de vie, l’organisme continuera de souffrir et déplacera le problème ailleurs.

Encore une chose à propos de l’équilibre allostatique : Il exige un bon fonctionnement des 3 grandes fonctions de survie de l’organisme (qui fonctionnent en synergie, l’un retentissant sur les autres et vice-versa) :

  • Les fonctions d’adaptation au milieu, assurées par le système nerveux central (SNC) et le système nerveux végétatif (SNV)
  • Les fonctions d’homéostasie du milieu intérieur, dépendant du système endocrinien (SE)
  • Les fonctions de protection de survie du milieu, relevant du système immunitaire (SI)
 Exemple de déséquilibre allostatique et de son retentissement sur ces 3 systèmes :  
Prenons le cas d’une personne vivant un contexte professionnel vraiment délétère → le système endocrinien va réagir en augmentant (la production) et la sécrétion de cortisol, qui est l’hormone du stress permettant à l’organisme de mobiliser au mieux les ressources énergétiques. Si cette situation délétère perdure, il y a un risque d’épuiser les réserves de l’organisme (en hormones, en sérotonine, en dopamine, en autres substances…par exemple le magnésium).
De plus, l’excès de sécrétion de cortisol est immunodépresseur, d’où une baisse de défense de l’organisme….favorisant entre autre les infections à répétitions, comme par exemple celles ORL ou uro-génitales, mais aussi la candidose digestive, elle-même source d’inflammation. Et on sait par ex que l’inflammation affecte aussi le système nerveux et favorise l’anxiété et la dépression (comme elle perturbe la détoxification hépatique !). Ce qui rend la personne encore plus sensible au stress environnemental. En résumé, le cercle est vicieux et la charge allostatique grossit. Hormis si on réajuste afin que corps puisse retrouver un état d’équilibre garant d’un bon état de santé.

Encore une chose à propos de ces 3 systèmes : Ils sont eux-mêmes inscrits dans le corps, où ils peuvent agir grâce et au travers 2 systèmes de soutien :

  1. Le système de soutien corporel, représenté par l’ensemble du tissu conjonctif, qui sert de protection et de soutien des organes et cellules qu’il entoure. 
Rappel: Le tissu conjonctif est lui-même composé de cellules regroupées en amas et en réseau…créant des structures solides et résistantes. En dehors de cet aspect purement protection mécanique, le tissu conjonctif permet la nutrition et la réparation des organes et cellules qu’il entoure. Il permet aussi une bonne réponse immunitaire (puisque les cellules immunitaires y circulent). Tout ça pour dire que si on n’est pas attentif « au bon état » du tissu conjonctif  (en prévenant par exemple le stress oxydatif, en optimisant l’équilibre acido-basique, en limitant l’inflammation, etc.), le fonctionnement des organes et cellules que ce tissu conjonctif entoure et celui des 3 systèmes mentionnés plus haut vont être compromis.     

Rappel des 4 types de tissus conjonctifs :

Conjonctif glial (cerveau) → les cellules gliales « assistent » effectivement les neurones
Gras (tissu adipeux)
Vasculaire (vaisseaux sanguins)
Maigre (os, tendons, muscles, aponévroses, tissu réticulo-endothélial)  

2- système de soutien fonctionnel, qui rend opérationnels l’ensemble psycho-neuro-immuno-endocrinien + le tissu conjonctif…

Ce système fonctionnel est représenté par le foie, les reins et l’intestin (les fameux émonctoires!), qui assurent notamment les fonctions d’excrétion et d’élimination de l’organisme. Si ce système fonctionne mal, les autres systèmes (endocrinien, immunologique, psycho- nerveux + tissu conjonctif) vont se dérégler et leur régulation allostatique va être perturbée, comme tous les autres services que ces organes fonctionnels assurent. C’est d’ailleurs sur ce système qu’on agit quand on fait du drainage ou détox. Ce qui explique aussi pourquoi le nettoyage organique ou détox est si important lorsqu’on veut optimiser sa santé ou la retrouver (Autrement dit, la détox est un VERITABLE outil de santé et pas une lubie de naturopathes et autres praticiens de santé holistique !;-))

Voilà :-) Cet article est pour rappeler que pour retrouver la santé, il faut optimiser le fonctionnement de chacun de ses acteurs. N’agir que sur le symptôme ne suffit pas….

Idem quand il y a une recherche de sevrage de médicaments psychotropes (je dis ça car une part des personnes qui lisent mes articles cherchent à se sevrer ;-)) : Il faut alors vraiment tout vérifier et réajuster tous les paramètres organiques défaillants et l’hygiène de vie pour pouvoir réussir son sevrage et retrouver une vraie paix psychique (et la conserver!).

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A très vite

Véronique

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2 commentaires

  1. Amin Gasmi 12 septembre 2020
    • Véronique Duivon 12 septembre 2020

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